Statistiques et bikini

 

 

Gus, tu connais ce vieil aphorisme qui faisait rire  ton prof libidineusement quand il avait encore des boutons : « Les statistiques c’est comme  le bikini : ce qu’elles dévoilent est fort intéressant, ce qu’elles cachent l’est encore davantage ».

 

Et un statisticien averti est arrivé à la conclusion que  les humains ont en moyenne un testicule.

 

 

La statistique affolante

Ce qu’elle cache, ne dit pas.

 

 

Les courbes apocalyptiques. En prenant le taux actuel et en le composant sur  cinquante ans on peut facilement montrer que tout s’éteint, s’épuise ou crève d’ici  un demi siècle. Toute courbe à progression géométrique finit par défoncer le plafond.

 

Le pauvre statisticien a simplement oublié qu’un homme intelligent, quand il se sent étouffer, desserre sa cravate.

(on y reviendra, Gus)

 

 

 

Statistiques, chat et souris. L’arme absolue.

On veut exterminer les rats et les souris dans une grande ville. On demande à un statisticien, spécialiste des courbes fatidiques,  de prévoir l’avenir. Prenant le taux de reproduction des chats, 4 portées  de quatre chatons par année. Il a tôt fait de prédire qu’assez tôt il y aura un chat par mètre carré.  Ce qui devrait suffire.

Et s’il y a encore des souris ?

Le statisticien professionnel reprend ses calculs et ses progressions géométriques et donne confiance (aux humains; pas aux chats) que dans peu d’années (patience!) il y aura dans toutes les grandes villes une surface d’un mètre d’épaisseur de chats.

Où sont donc les souris ? sous les chats ? victoire des mathématiques et du mathématicien ?

Mais non,  les souris sont parties à la campagne et à la plage.

 On a toujours conseillé d’ailleurs de construire les villes à la campagne.

Gus, un écolo d’aujourd’hui, raisonnant à sa manière, si on le transposait  en 1880 dans une grande ville, revêtirait la bure  de Savonarole et proclamerait que toute la population va périr sous des mètres et des mètres de crottin de cheval.

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

Des millions de gens et  d’enfants meurent de faim chaque année.

 

C’est vrai qu’il y a encore des milliers de gens qui peuvent souffrir de la faim et même en mourir.  Mais …

La situation selon l’ONU : il y a plus de nourriture que jamais et,  on meurt de moins en moins de faim. En 1900 on mourait en moyenne à trente ans, aujourd’hui à 67.

Toujours selon l’ONU, la pauvreté a diminué davantage dans les derniers cinquante ans que dans les cinq cents ans qui ont précédé.­ Et ce dans presque tous les pays.

Les victimes de la faim, durant les années quatre-vingt, se retrouvent presque toutes dans les pays africains tentés par des aventures marxistes : Éthiopie, Madagascar, Angola, Mozambique….

Les mauvaises solutions politiques, les guerres intestines ou tribales, la corruption  sont les principales causes de la faim.  Les sécheresses ou désastres naturels sont habituellement allégés par la solidarité  internationale, ce qui était plus difficile dans les siècles précédents.

Et dans certains cas, leur misère actuelle vient de ce que les pays riches refusent d’acheter  leurs produits sous la pression des lobbies locaux qui sont pour la mondialisation …  mais à sens unique.

 

 

 

Curieusement, dans les pays riches on ne parle que de la faim des enfants. Un assez fort pourcentage d’entre eux parait-il partiraient  pour l’école le ventre vide.

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Évidemment les parents, eux, déjeunent avec toasts, œufs, bacon, fèves au lard, sirop d’érable, le tout arrosé d’un verre de Château Lac Saint-Jean. 

Pour les groupes de pressions et les politiciens l’enfant est l’arme absolue. Les ventres vides n’ont pas la même résonance semble-t-il.  Avec l’âge le bruit devient sourd et assommant.

 

 

 

 

Dans une génération, 25 à 50 % des espèces vont dépérir.

Selon Richard Leakey, c’est entre 50 000 et 100 000 espèces qui disparaissent par année. 

 

 

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D’autres, moins forts en calcul sans doute, croient plutôt que la déperdition est de 0.7%. Il faudrait tenir compte des nouvelles espèces car l’évolution n’a pas dit son dernier mot. On vient de créer la rose bleue… à offrir aux grands blessés sans doute.

Et déjà tous ceux (Reven, Erwin, Stork, Gaston, Wilson) qui ont tenté d’évaluer  le nombre des espèces sur la planète avancent des chiffres qui se situent entre 3 et 100 millions. Ce n’est pas très précis mais ce n’est pas encore une crise de manque.  Et on a de cesse pourtant de vanter les mérites et la toute puissance bienveillante de la sélection naturelle qui a toujours choisi  les plus aptes à survivre, même si c’est avec l’espèce humaine.

(Excuse-moi, Gus, j’avais oublié que l’homme ne fait pas partie de la nature)

Tu remarqueras, Gus,  que les groupes de défense du Panda sont plus nombreux que les groupes qui se lèvent pour défendre la Xième variété de  maringouins menacée par des aérosols de plus en plus efficaces.  Dans le sauvetage écologique des espèces, certaines sont plus égales que d’autres.

Et Gus, si tu as  quelques larmes de trop, tache de les distribuer équitablement entre les différentes espèces. Une vie est une vie. Évite le mépris face à certaines espèces et admire tout ce que la Vie a mis en place. Et il est plus facile à une armée d’ingénieurs de fabriquer un Boeing que de créer un maringouin (il est vrai que le maringouin est une simple question de Hasard.) ; du moins si on ajoutait quelques milliers d’ingénieurs, peut-être pourraient-ils faire se copuler les Boeing et …. Quelle économie d’énergie, simplement à imiter le pauvre maringouin ! Ce serait parait-il les syndicats qui s’opposent à ces dernières innovations..  histoire de garder des emplois.

(fév. 08) Gus, si tu tiens à t’informer sur les diverses espèces, tu peux aller consulter la nouvelle encyclopédia of life (www.eol.org), un projet international pour produire une page sur internet pour chaque espèce animale existante. Un nouveau type de FaceBook. On commence par un premier lot de 30 000 pages (espèces).  On compte d’ici 10 ans  arriver au 1  800 000 d’espèces  connues. Et les spécialistes estiment qu’il y en a 10 fois plus  en attente d’être découvertes,  qui attendent leur Christophe  Colomb  ou toi, futur biologiste.(!) Tu pourrais te spécialiser dans les nouvelles espèces  de mouches noires. Si chacune des espèces connues  avait sa feuille de papier sur un rayon, celui-ci aurait 300 pieds de long.  Grâce à internet chaque espèce occupera modestement quelques bites d’information…  qui suffiront  pour la curiosité de milliards de terriens   qui portent déjà le deuil des espèces disparues.

 

 

 

 

En 1968, dans un classique du catastrophisme, le Dr Erlich prédisait dans The Population Bomb (un classique, Gus) que des centaines de millions de personnes mourraient dans les décades suivantes.

 

Depuis Malthus, un nouveau malthus apparaît à chaque génération et est toujours  aussi rapidement démenti par les faits. Une lutte à finir entre les progressions arithmétiques et les progressions géométriques.

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Au contraire, on assista à une révolution verte. Des pays au bord de la famine se mirent à exporter du blé. Selon l’ONU, dans les pays en voie de développement, la consommation moyenne qui était de 1930 calories en 1961 passa à 2650 calories par habitant en 1998.  (Gus, il est vrai cependant qu’on n’est pas encore rendu au stade de l’embonpoint et de la rétrogradation)

 

La faim persiste (elle passa dans les dernières décennies de  45% à 18 %  de la population des pays en voie de développement cependant); le plus souvent elle est due à de mauvaises options économiques ou politiques ou à la corruption ou à des problèmes  de distribution.

 

 Les producteurs de bien des pays ne savent plus comment écouler  leur surplus : blé, viande, etc. que l’on doit  subventionner et   « domper », dans les pays voisins au risque de détruire les agricultures locales.

 

En raison de l’efficacité économique, selon la World Bank les prix de la nourriture sont maintenant 90% moins chers qu’en l’an 1800 où le pauvre travaillait… pour une bouchée de pain… alors qu’aujourd’hui tu peux te procurer cinq à six pains complets  pour une heure de travail au salaire minimum…  du moins dans  nos pays.

 

Les conversions  en éthanol à partir de  2007 représentent une  menace beaucoup plus dangereuse pour les prix des aliments, menace   qui se manifeste déjà dans certains pays.

 

Contrairement à lopinion répandue,  l’humanité sest engagée dans le 20ième siècle dans une phase de progrès sans précédent. 

 

« Au cours du siècle écoulé, l’espérance de vie dans les pays du tiers-monde est ainsi passée de 27 à 65 ans. La proportion d'enfants vaccinés a crue de 5% à 80 %. Le nombre moyen d’enfants par femme a été divisé par deux, régressant de 5,6 à 2,8. Le niveau de vie de la majorité des habitants des pays pauvres a doublé. L’alphabétisation à  progressé de 25% à 85%. Le nombre d’êtres humains correctement nourris s’est accru de plus de deux milliards en trente ans. Le nombre de foyers raccordés à un système d'assainissement correct augmente de 100 000 par semaine. La planète compte aujourd’hui un milliard d’internautes. Près de la moitié des habitants du globe ont un téléphone  portable. Jamais les progrès de l’humanité n’ont été aussi rapides, sinon fulgurants. » Gérondeau. (2007)

 

 

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Qu’on le veuille ou pas,  la croissance de la population  finira bien par épuiser  les ressources que peut fournir la planète.

On ne peut rien faire contre une croissance géométrique.

 

Faux.

Fait majeur : plus les populations deviennent riches, instruites  et en santé, moins elles sont prolifiques. (Gus, essaie d’y comprendre quelque chose! comme si les enfants étaient le luxe des pauvres et des affamés! comme si toute la créativité s’était logée au même endroit))

 

Vers les années 1960, l’augmentation de la population était de 2% par année, elle  est maintenant de 1.26% et on s’attend à ce qu’elle soit de .46% en 2050  et la population se stabilisera, pense-t-on,  à près de 11 milliards vers 2100.

 

Les pays riches, inconsciemment suicidaires,  en sont rendus à compter sur l’immigration des pays pauvres et prolifiques … pour pouvoir payer les pensions des retraités de la prochaine génération.

Les malthusiens oublient constamment de tenir compte de la créativité, de l’ingéniosité humaine et du fait banal que « quand l’homme se sent étouffer, il a le génie de desserrer sa cravate* … ou de ne pas en porter » (répétition, Gus)

 

Étude récente (2004) : Le taux de fertilité diminue plus rapidement au Moyen Orient  que dans tout autre pays.

 Dans les années 70, dans le Maghreb, une femme avait de 6 à 7 enfants; en 2005, c’était  2.3  au Maroc, 1.9 en TunisieEn Afrique sub saharienne, la moyenne est encore de 5.5 mais elle était de 7 il y a une génération.

Durant cette première moitié du siècle  l’âge médian au Mexique va augmenter de 20 ans et sa population sera plus vieille que celle des États-Unis. (Longman, The Global Baby Bust, Foreign Affairs)

 

Un avantage de la richesse ou de la création de richesses : elle donne des moyens  pour se sortir du pétrin et pour affronter les difficultés, quelles qu’elles soient.

 

2010.Une anthropologue arabe établit que  la chute de la population (comme en Occident) est en étroite relation avec l’alphabétisation  des femmes (plutôt qu’avec la race, la religion et même le PIB)  Aussitôt  que celle-ci atteint 50% on voit une chute rapide.

 

 

 

 

Le World Wide Found for Nature informe en 1997 que les deux tiers des forêts  sont à jamais perdus.

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D’autres cependant croient que 20% serait plus près de la vérité mais, Gus,  si tu ne fais pas peur au monde, qu’est-ce que tu vaux comme groupe de pression ?

Minimiser un danger ou calibrer ses peurs,  c’est un peu comme si on voulait nous cacher la fin du monde.

Gus, une situation cocasse : quand l’écologie vient au secours des égoïsmes : des citoyens qui montent aux barricades pour sauver le bosquet qui voisine  leur quartier et oublient qu’eux-mêmes occupent un lopin de terre qui il y a peu de temps était un  joli coin de forêt et était l’autre moitié  de ce bosquet.

Défense du droit du premier à déforestrer… Droit de l’Amérique sur le Brésil.

 

 

 

 

Un truc, Gus, si jamais on voulait construire une autoroute près de chez toi : proteste violemment, fais valoir tes difficultés de sommeil, organise tes concitoyens,  ameute les journalistes,  menace de pendre cinq  ou six politiciens aux tours d’Hydro Québec pour qu’ils soient vus de loin et si ça ne fonctionne pas, il reste l’arme (et les larmes) ultime : demande au cercle écologique local de trouver un coin de terre humide ou  un terrain de nidification pour une bestiole sympathique (pas les mouches noires) ou un terrain d’atterrissage pour les oies ou des voies de passage empruntées par quelques grenouilles (préférables aux crapauds) en sursis.

Un excellent mariage de circonstance : générosité et égoïsme. Une sublimation morale du « pas dans ma cour ».

Gus, Bof n’invente rien, ça  s’est déjà vu et maintenant que Bof vient de donner le truc, ça se répandra certainement encore plus.

Se méfier de ceux qui ont trop d’intérêt personnel à défendre la nature et la beauté du paysage mais qui aiment  bien qu’il y ait du courant électrique quand il lève le commutateur.

Gus, pour faire dérailler le projet du TGV ou du moins pour ne pas l’avoir dans leur cour, certains ont fait valoir que les vibrations feraient tomber les raisins de la vigne.

Et tant qu’à parler de  trains, comment ne pas se rappeler les tragiques prédictions du grand physicien  Arago,  homme de science s’il en fut, qui avait calculé au début du dix-neuvième siècle que les trains émasculeraient les passagers…(Les mâles tout au moins)

 

 

 

 

 

 

Les médias n’ont eu cesse d’attribuer  tous les malheurs de la planète au phénomène Nino en 1997-1998 et rivalisaient d’ardeur pour magnifier le coût économique du phénomène et faire de la copie.

 

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Un bulletin de l’American Meteorological Sociéty évalue les dommages à 4 milliards… mais les bénéfices à 19 milliards (moindre coût de chauffage pour la population, 800 vies sauvées, moins d’inondations et moins d’ouragans dévastateurs, etc.

 

Le phénomène El Nino peut être plus significatif que l’on pense.

Dernière hypothèse (2004, Cheng et Tatley) : Il serait dû aux déformations périodiques de la planète (gonflement à l’Équateur) qui aujourd’hui, grâce aux satellites, sont mesurables au millimètre près. Cette déformation entraîne le déplacements des masses de l’océan, un changement dans la gravité des masses, changement des courants océaniques et ultimement changement de température, de la vapeur d’eau, etc.   Et le phénomène peut s’inverser selon un certain cycle.

 

 

 

 

Au rythme où progresse la croissance de notre  production de déchets, on s’y trouvera  bientôt enseveli.

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Selon certains calculs,  tous les déchets du Royaume uni (pour les circonstances) du 21e siècle représenteraient   un monticule de 100 pieds de haut et de huit milles carrés facile à contourner… de quoi faire quatre à cinq  terrains de golf en hauteur. Excellent pour ceux qui croiront que leur pensée s’élève d’autant. Chacun pourra y descendre avec une balle de golf à son nom en guise de souvenir. Un attrait touristique, Gus, pour tes  petits-enfants qui se seront peut-être lassés des jeux vidéo.

On comprendrait facilement cependant le réflexe usuel du citoyen face à ce tas : « Pas dans ma cour », « Pourquoi pas en Afrique… s’il reste de la place ?»

 

 

 

 

 

La vie humaine n’a pas de prix…

« Surtout si c’est la mienne ».

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C’est vrai philosophiquement  mais concrètement l’économie intervient toujours, ne serait-ce que pour le coût de l’accouchement ou des funérailles… et des quelques calories pour l’entretenir.

Certains se sont hasardés à mettre des chiffres sur  ces graves questions. Qu’est-ce que coûte dans nos sociétés modernes le prolongement d’une vie humaine ?

 Le Centre de l’Université Harvard pour l’Analyse des Risques est arrivé aux conclusions suivantes :

le prix moyen pour augmenter l’espérance de vie d’un an dans les soins de santé est  approximativement de $19 000  par personne.

Si l’on considère le coût pour arriver au même résultat en investissant dans des mesures écologiques et environnementales la même année de survie revient à 4.2 millions de dollars américains par personne. (Gus, ne me demande surtout pas de t’en faire la démonstration!)

 

De quoi faire saliver ou rager cancéreux, sidatiques ou victimes de la malaria !!!

 

Gus, ceci ne veut pas dire qu’il n’y a rien à faire  mais impose une réflexion pour calibrer nos priorités et faire profiter au mieux  (pour toi, pour moi) nos investissements forcément limités pour la majorité des citoyens et en visant le plus grand nombre d’années de survie pour un chacun.

Un calcul, Gus,  qui dépasse la portée de certains lobbyistes à gauche ou à droite en mal de subventions.

Aujourd’hui il y a les investissements politiquement corrects et politiquement rentables et des investissements rentables..

 

 

 

 

    D’après les spécialistes de l’ONU ( IPCC) la température de la planète peut augmenter jusqu’à 5.8 C degrés durant le siècle en cours.

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Important de retenir que c’est le maximum prévisible. D’autres suggèrent un taux voisinant plutôt 2 degrés. Ils font valoir qu’au cours du siècle on découvrira certainement des manières plus pratiques d’utiliser diverses formes d’énergie et même on en  inventera de nouvelles : autant de mesures qui diminueront notre dépendance par rapport aux sources fossiles d’énergie et,  par conséquent,  les émissions de carbone.

Le problème de tous les futurologues : tenter de régler les problèmes de l’avenir avec les moyens d’aujourd’hui.

 

Et surtout, Gus, ne panique pas : les glaces de l’Article ou de l’Antarctique ne fonderont pas parce que la température ambiante passera de –80 à –78.  On ne comprend pas pourquoi certains savants en on fait une dramaturgie apocalyptique. Hollywood on comprend, mais les autres !!

Mais le phénomène est tellement complexe et l’interférence illimitée des causes tellement subtile  qu’il est facile d’arriver à faire valoir son point de vue. Et celui du voisin.

 

 

 

 

Selon William Nordhauss de Yale, le « coût »

du réchauffement planétaire se chiffrerait à $5 trillions de dollars (américains évidemment)

L’agriculture, les pêcheries, l’énergie, les dommages causées par les ouragans, l’élévation du niveau des océans, perte de terre arabe, etc.

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 Moins pessimistes, certains voient dans ces changements des dangers surtout pour les pays en voie de développement mais si la température ne s’élevaient qu’entre 2 et 3 degrés on y voit des avantages pour les pays riches qui auront les moyens de lutter contre les inconvénients et de profiter des avantages. Pourquoi ne pas déplacer un peu de Californie à mille kilomètres au Nord? A chacun son tour.

 

Tous les modèles mathématiques s’accordent pour dire que les effets du  protocole de Kyoto seront négligeables : retarder de cinq ou six ans  ce qu’on aurait normalement en l’an 2100.  Pour des résultats plus substantiels, il faudrait décupler les efforts et la mise de fonds.. Autrement dit : se ruiner et crever tout de suite, ce qui n’est pas rentable comme objectif.

 

Il faut faire quelque chose, certainement, mais encore faut-il tenir compte des coûts et de l’efficacité relative des actions. Si l’on voulait supprimer radicalement les émissions d’oxyde de carbone (ce que personne ne préconise même si on en rêve), le coût social et économique serait probablement beaucoup plus grand que le coût des adaptations au  changement climatique et en particulier à l’aide des pays les plus en dangers pour affronter ces nouvelles situations.

L’UNICEF évalue à $75 milliards par année le coût pour  fournir aux habitants du tiers monde l’éducation, l’eau, les soins de santé, les équipements sanitaires ; ce qui reviendrait à sauver quelques millions de vies humaines et les mettre en mesure d’affronter les changements climatiques.

Et ça à peu près pour la moitié du coût annuel  de la mise en œuvre du Protocole de Kyoto. Se prépare-t-on à une lutte entre le présent et le futur?

 Les vies d’aujourd’hui valent probablement autant que celles des générations du 22e siècle. Le 22e siècle est tellement plus près de nous  que certains de nos contemporains qui ont choisi le mauvais continent!

 

 «Crevez aujourd’hui, vivez plus tard »

 

 

 

 

 

Si

=

UN SIÈCLE PLUS TARD

 

>>> 

 

UN SIÈCLE PLUS TARD

?

 

 

 

 

Gus, fais marcher ton imagination selon une simple règle de trois : il y a un siècle un premier avion quittait le sol sur une distance de quelques mètres, aujourd’hui il y a longtemps déjà  que l’homme a mis les pieds sur la lune,  des milliers de satellites jalonnent l’espace et des fusées se sont rendues sur Mars et en ont commencé l’exploration.

Peux-tu imaginer les progrès que l’humanité va faire dans le prochain siècle, surtout que la progression en science est plutôt géométrique. Penses-tu que ces générations seront aussi dépourvues que nous pour affronter les dangers ou les menaces que nous appréhendons.

La recette du catastrophisme : tenter de régler les problèmes de l’avenir avec les moyens d’aujourd’hui. Ce qui n’exclut pas une prudence raisonnable (la raison vs la trouille médiatique)

 

 

 

SUITE :  Statistiques et bikini (2)

 

 

 

 

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 (courbes apocalyptiques --  faim dans le monde --  disparition des espèces --  surpopulation --    déclin des forêts -- El Nino – déchets -- température et réchauffement)

Statistiques et bikini (2)

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Prudence et humour comme  bouées de sauvetage

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