C)
TEXTES RÉCENTS
(À
noter que les textes déjà présentés dans Hérétiques et adorateurs...
étaient
pour la plupart des textes récents )
En plus.....
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Monod (Jacques) |
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"Lorsqu'on songe à l'immense chemin parcouru
par l'évolution depuis peut-être trois milliards d'années, à la prodigieuse
richesse des structures qu'elle a créées, à la miraculeuse efficacité
des performances des êtres vivants, de la bactérie à l'homme, on peut bien se
reprendre à douter que tout cela puisse être le produit d'une énorme loterie,
tirant au hasard des numéros parmi lesquels une sélection aveugle a désigné
de rares gagnants. A revoir dans leur détail les preuves aujourd'hui
accumulées que cette conception est bien la seule qui soit compatible avec
les faits (notamment avec les mécanismes moléculaires de la réplication,
la mutation et de la traduction) on retrouve la certitude, mais non
pour autant une compréhension immédiate, synthétique et intuitive
de l'évolution dans son ensemble. Le miracle est "expliqué";
il nous parait encore miraculeux: comme l'écrit Mauriac ; "Ce que dit ce
professeur est bien plus incroyable encore que ce que nous croyons,
nous autres pauvres chrétiens."
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Simon (Pierre-Henri) |
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"Ainsi, non seulement la téléonomie n'a
pas besoin d'être intelligente pour pousser l'évolution des humbles
profondeurs de la vie élémentaire vers les cimes de l'existence psychique,
mais c'est son aveuglement même, ce sont ses défaillances et ses ratés qui
rendent possibles le mouvement diversificateur et
ses extraordinaires succès : L'évolution, l'émergence de structures complexes
à partir de formes plus simples est donc la conséquence des imperfections
mêmes du système conservateur de structures que représente une cellule
Félix culpa ! Dana la théogonie scientifique du hasard comme dans la
théologie mystique du dieu de Question aux savants. Essai. Seuil 1969 p. 88. |
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POLANYI |
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« La structure de la vie est un ensemble de
conditions qui harnachent les lois de la physiques et de la chimie et
qui ne peuvent se définir en termes des lois qu’elles
harnachent…. Tout comme l’arrangement d’une page imprimée
est étrangère à la chimie de la page imprimée, ainsi la séquence dans la
molécule DNA est étrangère aux forces chimiques qui y sont à l’oeuvre…. … L’information et la fonction de Life’s irreductible structure. 1968
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Crick (Francis) |
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"D'une certaine façon on pourrait dire que tous les travaux biologiques, génétiques et moléculaires des soixante dernières années n'étaient qu'un long interlude....Maintenant que ce programme est terminé, nous avons bouclé le cercle, nous nous retrouvons face au problème...demeuré irrésolu. Comment un organisme blessé se régénère-t-il pour présenter exactement la même structure qu'auparavant? comment l'ovule forme-t-il l'organisme ?" cité par Fritjof Capra, LE TEMPS DU CHANGEMENT. 1983 p. 109 |
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Wernher von Braun. Inventeur des premières fusées… |
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« Dans
le monde qui nous entoure, nous voyons des manifestations
évidentes d'un plan ordonné et structuré, d’un projet. Nous pouvons
constater la tendance des différentes espèces à vivre et à se multiplier. Et
nous sommes écrasés par les forces à l’oeuvre à l’échelle des galaxies et
l’intentionnalité de la nature qui donne à une petite semence le
pouvoir de se développer en une fleur magnifique. Mieux on comprend les
complexités de l’univers et tout ce qu’il comporte, plus nous avons raison de
s’émerveiller du plan qui s’y manifeste. … Il y en a, il est
vrai, qui prétendent que l’univers s’est développé par hasard,
mais quel hasard peut produire le cerveau et l’oeil de l’homme ? Certains disent que la science est incapable de prouver l’existence d’un planificateur. Ils mettent au défi la science de prouver l’existence de Dieu. Doit-on allumer une chandelle pour voir le soleil ? »
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SAKHAROV (ANDREI) |
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« Je ne conçois pas l’univers et la vie humaine
sans un commencement intelligent, sans une chaleur spirituelle à leur source,
quelque chose qui ne relève pas de la matière et de ses lois. » |
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WILDER (KEN) |
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« Il faut peut être une centaine de mutations pour
produire une aile fonctionnelle à partir d’une patte. Une demi-aile
est inutile. L’aile ne fonctionnera que si ces cents mutations se produisent
toute en même temps dans un animal; qui plus est, ces même mutations doivent
se produire simultanément chez un autre animal de sexe opposé, puis les deux
doivent d’une manière quelconque se trouver… Le hasard des mutations ne peut
même pas commencer à expliquer ceci…. Mais une fois que cette incroyable
transformation s’est produite, alors oui, la sélection naturelle
effectivement sélectionner les meilleurs ailes en
écartant d’autres ailes moins fonctionnelles. » UNE BRÈVE HISTOIRE DE TOUT. |
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Ruyer (Raymond) |
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« Au
commencement était le Logos » dit saint Jean – et Non, répondent
les antignostiques. Au commencement était la lettre
(ou plutôt les lettres) et le logos en
naquit. Au commencement était Non répondent les biologistes antignostiques. Au
commencement étaient les Molécules autoreproductrices, et « Au commencement était l’Ordre ou le grand
ordonnateur, ou l’antihasard ou Non répondent
les scientistes : au commencement était l’Aveugle absolu, Le tour de passe-passe antignostique. Quel est le secret du tour de passe-passe antignostique ? Il réside en ceci, que les
anti-gnostiques prétendent que le hasard se canalise lui-même, sans canaliseur, qu’il se capte sans capteur, qu’il choisit
sans choisisseur, qu’il sélectionne sans sélecteur, ou que les capteurs, canaux,
choisisseurs, sélecteurs se forment aveuglément et captent et sélectionnent
aveuglément . Or un domaine de subjectivité, de conscience, est le
seul capteur possible, qu’il agisse directement ou par liaisons imposées et
interposées. » La gnose de Princeton. Des savants
à la recherche d’une religion. …1974… |
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Capra ( Fritjof) |
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"
Les concepts darwiniens de la variation aléatoire et de la sélection naturelle
ne sont que deux aspects d'un phénomène complexe qui pourrait être beaucoup
mieux compris dans un cadre holistique ou systémique. Un tel cadre est
beaucoup plus subtil et beaucoup plus utile que la position dogmatique de la pseudo-théorie néo-darwinienne, exprimée avec force par
la généticien et prix Nobel Jacque Monod. P.
102 "Les
systèmes sont des tout intégrés dont les propriétés ne peuvent être réduites
à celles de plus petites unités. Au lieu de se concentrer sur les éléments
fondamentaux ou sur les substances de base, l'approche systémique met
l'accent sur les principes de l'organisation. Les exemples de systèmes
abondent dans la nature. Chaque organisme -- de la plus infime bactérie
jusqu'aux humains en passant par toute la variété végétale et animale
-- est un tout intégré et, donc, un système vivant... p.248... ....la
description réductionniste des organismes peut, donc, s'avérer utile et même,
dans certains cas, nécessaire. Elle n'est dangereuse que lorsqu'elle est
considérée comme la seule explication cohérente. Réductionnisme et
holisme, analyse et synthèse sont des approches complémentaires qui,
soigneusement équilibrées, nous permettent d'acquérir une connaissance plus
profonde de la vie. ..La première différence manifeste entre les machines et
les organismes, c'est que les machines sont construites alors que les
organismes se développent. Cette différence fondamentale signifie que la
compréhension des organismes doit être orienté ver les
processus....249..Alors que les activités d'une machine sont déterminées par
sa structure, la relation est renversée dans les organismes -- la structure
organique est déterminée par des processus. L'aptitude des
espèces à s'adapter aux modifications environnementales a été étudiée en
détail et avec bonheur, au cours de notre siècle, de même que les mécanismes
de reproduction et d'hérédité. toutefois, ces aspects en représentent qu'une
face du phénomène de l'évolution. L'autre est le développement créatif de
nouvelles structures et fonctions sans qu'il y ait eu pour autant, de
pressions environnementales; dans ce cas nous nous trouvons en présence d'une
manifestation du potentiel d'auto transcendance inhérent à tout organisme
vivant. De ce fait, les concepts darwiniens n'expriment qu'une seule des deux
visions complémentaires nécessaires à la compréhension de l'évolution..... Le
développement créatif de la vie vers des formes sans cesse croissantes de
complexité demeure un mystère irrésolu, plus d'un siècle après Darwin, mais
une étude récente a permis de dessiner les grandes lignes d'une théorie de
l'évolution qui promet d'éclairer d'un jour nouveau ces caractéristiques
étonnantes des organismes vivants. C'est une théorie systémique qui se
concentre sur la dynamique de l'auto transcendance et se base sur
le travail de certains scientifiques de diverses disciplines...... L'évolution
est une aventure continue et ouverte qui crée à tout instant sa propre
finalité dans un processus dont le résultat précis est fondamentalement
imprévisible." Le temps du changement,
1983 , p. 271 |
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Reeves (Hubert) |
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“ Je pense qu’on peut dire de la science, comme de toutes les
mythologies, que ce sont de vastes entreprises de sécurisation. (...) Arriver
à mettre un peu d’ordre dans ce qui nous entoure, c’est, au départ, quelque
chose de sécurisant, et quelque chose qui permet de vivre... On s’éloigne
alors de l’angoisse fondamentale qui est de ne pas savoir ce que l’on est, ne
pas savoir ce que l’on fait, ne pas trouver ou donner un sens à la vie. (...)
Ce n’est pas pour rien que les questions scientifiques les plus discutées et
dans lesquelles il y a le plus d’animosité entre les scientifiques sont les
questions d’origine: origine de la vie, origine de l’homme. On ne se bat pas
pour la forme de telle ou telle molécule, on se bat longtemps pour savoir
quelle est la meilleure théorie d’origine. ” Les origines, (recueil de
conférences de différents spécialistes sur la question des origines), Paris,
Éditions de l’Harmattan, 1988, p. 37 |
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Hawking
(Stephen) |
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« L’histoire des sciences tout entière n’est que la compréhension
progressive du fait que les évènements n’arrivent pas de manière arbitraire mais
qu’ils reflètent un certain ordre sous-jacent qui peut ou non avoir été
inspiré du divin » une brève histoire du temps |
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Shroeder (gerald)
physicien nucléaire. |
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« La probabilité que l’univers et la vie soient le fruit du
hasard est égale à celle de gagner trois fois de suite le gros
lot d’une loterie nationale. Avant d’avoir pu récolter vos gains pour la
troisième fois, vous serez envoyé en prison pour avoir truqué les résultats.
La probabilité de gagner trois fois de suite, ou même trois fois dans
sa vie, est tellement faible qu’elle est négligeable. » |
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The
Encyclopedia |
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"Le fait que la plupart des mutations
soient néfastes à l'organisme semble difficile à concilier avec l'idée selon
laquelle elles sont la source des matériaux nécessaires à l'évolution. En
effet, les mutants reproduits dans les manuels de biologie constituent une
collection de bizarreries et de monstruosités, et les mutations semblent bien
être un processus destructeur plutôt que constructeur." |
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TRINH XUAN THUAN. |
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« En tous cas, il est certain que les
constantes fondamentales de la nature et les conditions initiales ont été
réglées avec une extrême précision pour que l’univers franchisse les étapes
qui mènent des particules élémentaires à la vie biochimique en passant par
les planètes, les étoiles et les galaxies. Une petite modification et
l’univers serait sériel et vide d’observateurs. Que penser de ce stupéfiant
concours de circonstances ? Certains n’y voient que le fruit du hasard.
L’univers, dans ce cas, serait accidentel. Le fait que les constantes
physiques et les conditions initiales aient été à même d’engendrer la vie ne
serait qu’une coïncidence heureuse, sans grand intérêt. L’homme est perdu
! « dans l’immensité indifférente de l’univers d’où il a émergé
par hasard ». Cette attitude qui rencontre l’approbation du fantôme de
Copernic, suscite le désespoir. Pour d’autres, ce concours de circonstances n’est
pas accidentel, il a sa signification et si l’univers existe en tant que tel,
c’est bien pour faire émerger la conscience et l’intelligence. Il contenait
en germe, dès le début, les conditions requises pour l’arrivée d’un
observateur. Il tendait à prendre conscience de lui-même par la création de
l’intelligence. Quelque part, il savait que « l’homme allait venir »
Les partisans de ce point de vue, l’astrophysicien anglais Brandon Carter en
tête, l’ont même élevé au statut de principe anthropique » p. 287 « Le vrai hasard ne réside plus dans les
rencontres de particules, de quarks, d’atomes et de molécules, mais dans le
choix des constantes physiques et des conditions initiales. Une fois
celles–ci fixées, la matière contient déjà en elle les germes de l’éclosion
de la conscience, et la gestation cosmique va mener inexorablement jusqu’à
nous. »296 « Enfin parier sur le hasard implique le
non-sens et le désespoir. Les cris de détresse de Monod et Winbert en sont bien la preuve. Alors, pourquoi ne pas
parier plutôt sur le sens et l’espérance ? » p. 310. |
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Sheldrake ( Rupert) A New Science of Life: the hypothesis of Formative Causation . (1981)
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."....il
existe une longue tradition de dissidence au sein de la biologie, laquelle
tend vers quelque chose qui dépasse la vision mécaniste-réductionniste.
Cette tradition, dont je me réclame, a existé de tout temps. Elle s'est
toujours exprimée avec le plus de force parmi les biologistes et
embryologiste, alors que la vision mécaniste-réductionniste
rassemble surtout des biologistes et des biophysiciens.....p.130 ...L'idée
est d'expliquer le développement de la forme chez les animaux et les
végétaux. La raison pour laquelle cela pose problème est simple : au fur et à
mesure que la forme se développe, que l'embryon croit, la complexité de la
structure devient plus grande; le résultat est supérieur au potentiel. C'est
un problème sérieux car il n'existe pas de relation claire entre la cause et
l'effet. Normalement,
selon nos notions physiques de causalité, il y a équivalence de cause et
d'effet. La quantité de mouvement, d'énergie et de changement avant un
processus donné est la même que celle enregistrée après. C'est la
raison pour laquelle nous pouvons élaborer des équations. Les équations
physiques ne traitent en fait de rien d’autre que de quantités conservées.
Mais il n'en va pas de même pour les formes : si vous brûlez une fleur, que
vous la réduisez en cendres, la masse et l'énergie sont conservées, seule la
forme de la fleur est détruite. La forme n'est pas une quantité conservée et
nous ne pouvons la mesurer avec exactitude en termes de principes
mathématiques. Personne ne peut dire qu'un embryon de poulet contient dix ou
douze unités de forme. Les tentatives visant à définir des meures
qualitatives de la forme n'on jamais été couronnées de succès en biologie.
Nous nous trouvons donc dans une position telle qu'il nous est impossible de
déterminer des quantités de forme, mais qu'il nous est également impossible
de ne pas voir que la complexité de forme s'accroît. Or cet
accroissement de complexité semble défier toute explication physique. . La
théorie des champs morphogénétiques suggère qu'il existe un champ ou une
structure spatiale, qui est responsable du développement de la forme.
Et si le champ morphogénétique existe et a une forme préexistante, s'il façonne
l'organisme en développement, il y aurait alors équivalence
causale....L'organisme en développement serait dans le champ
morphogénétique et ce champ guiderait et contrôlerait las forme du
développement de l'organisme.. p. 131 Le
programme génétique n'est pas identique à l'ADN, car l'ADN est présent dans
toutes les cellules du corps, pourtant les yeux, les oreilles, les reins et
le foie se développement tous de manière très différente....Il doit donc
exister quelque chose au-dessus et au-delà de l'ADN qui structure leur
développement. Ce concept du programme génétique est, bien entendu,
téléologiques est bien entendu téléologique: une programmation répond
toujours à un dessein, à un objectif. P.135 Les
biologistes sont contraints d'attribuer à l'ADN des rôles et des possibilités
et des potentialités qui dépassent de beaucoup ce dont nous savons l'ADN
capable. Aussi ce qui débute comme une théorie rigoureuse et bien définie
relative à la manière dont l'ADN code l'ARN et dont l'ARN code les protéines,
se transforme bientôt en une théorie mystique dans la quelle l'ADN possède
des pouvoirs et propriétés inexpliqués qui ne peuvent en aucun cas être
précisés en termes moléculaires précis." P. 137 Si
j'exclus la question de l'origine des formes c'est que je considère que la
créativité est un sujet qui dépasse les limites des sciences
naturelles. » Extraits de : Renée Weber. Dialogues avec des Scientifiques et des Sages . Éditions du rocher.1988
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Von Dithfurt (Hoimar) |
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"En
réalité, une telle harmonie peut-elle émerger seulement à partir de
coïncidences ? C'est la question fondamentale de toute l'évolution
biologique. Répondre Oui, c'est possible, c'est comme affirmer
sa foi dans la science moderne de la nature. Plus critiquement,
on peut dire que quelqu'un qui accepte la science moderne de la nature
n'a aucune autre alternative que de dire oui.... Rendu à ce point
cependant, expliquer tout au moyen des lois de la nature, c'est-à-dire par
coïncidences, est un signe qu'il n'y a aucune autre porte de sortie.
Que peut-on faire d'autre alors que mettre sa foi dans les
coïncidences !" |
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Lewontin (Richard C.) (
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"Ce
ne sont pas les méthodes et les institutions de la science qui nous
forcent d'une certaine façon à accepter une explication matérielle du monde
phénoménal, mais, au contraire, nous
sommes forcés par notre adhésion a
priori à des causes matérielles à créer un appareil d'investigation et
un ensemble de concepts qui produisent des explications matérielles,
peu importe qu'elles aillent à l'encontre de l'intuition, peu importe
qu'elles soient mystifiantes pour le non-initié. De toute façon, le
matérialisme est absolu et nous ne pouvons pas permettre à un pied
divin d'entrebâiller la porte." |
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Behe (Michael ) |
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"J'ajouterais
que la sélection naturelle, le moteur de l'évolution darwinienne, ne fonctionne
que s'il y a quelque chose à sélectionner, quelque chose qui est utile tout
de suite, pas dans l'avenir." Science and Evidence for Design in the Universe
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Hoyle (Fred) |
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- “ L’univers est un coup monté." Paris Match, 1er août 1991, p. 6
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Reeves (Hubert) |
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A
propos de la thèse de Gould... "Résumons
la thèse de Gould : loin d'être déterminée, l'évolution biologique serait entièrement
soumise à des événements fortuits; elle serait parfaitement contingente et
n'irait nulle part. Il n'y a pas <<de flèche>>. Cette
position radicale soulève beaucoup d'émotions. Notre existence tiendrait à un
caillou erratique et à une plaque géologique facétieuse ! Que reste-t-il de
nos interrogations métaphysiques si tout se joue sur l'orbite chaotique d'un
astéroïde ou sur les aléas des mouvements de convection du magma terrestre ?
L' <<insoutenable légèreté >>de note être nous pince le
cœur" Oiseaux,
merveilleux oiseaux. Seuil, 1998, p 208 |
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Gitt (Werner) directeur de
l'Institut fédéral allemand de physique et de technologie |
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"Toutes
les expériences indiquent qu'un être pensant exerçant son libre
arbitre, sa connaissance et sa créativité est requis. Il n'y a aucune
loi de la nature connue, aucun processus connu, ni aucune séquence connue
d'évènements qui peut faire que l'information s'engendre d'elle-même
dans la matière."
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Reeves (Hubert) |
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A
propos de Dawkins "Plutôt qu'un explication ultime, la thèse de Dawkins est une vision de l'évolution à partir d'un angle spécifique: celui des gènes. Adoptant temporairement ce point de vue, on pourrait demander : << Pourquoi cette détermination forcenée à se reproduire et à mettre tout en oeuvre pour y arriver?>> Le comportement des gènes est, en définitive, une manifestation de la vitalité de la vie terrestre. Mais en expliquant la puissance des impératifs génétiques par la vitalité de la vie et celle-ci par la détermination des gènes, on tourne en rond...Qu'est-ce qui donne à la vie cette puissante aptitude à survivre et à se perpétuer ? " Oiseaux, merveilleux oiseaux. Seuil, 1998, p.226
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Ali Demirsoy.
Biologiste turque..
évolutionniste… |
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La
probabilité de la formation par hasard du cytochrome C, une protéine
essentielle pour la vie, est "aussi
peu probable que l'existence d'un singe écrivant l'histoire de l'humanité sur
une machine à écrire sans faire d'erreurs" |
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SCHUTZENBERGER (M.P) |
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A
propos de la sélection naturelle... "Personne
ne peut refuser l'existence du phénomène. C'est tout simplement le principe
que rien n'existe qui ne soit assez solide pour exister... Dans une zone qui
se désertifie, les espèces qui disparaissent le plus vite sont celles qui ont
le plus besoin d'eau. Ce qui n'explique pas l'apparition chez les survivants
de structures dont les propriétés fonctionnelles leur permettent de mieux
résister à la sécheresse. ..Ce que nous pouvons faire c'est constater après
coup l'effet de la sélection naturelle. Constater, par exemple, que telle
espèce d'escargots est moins mangée que d'autres par certains oiseaux,
peut-être parce que leur coquille est moins visible. C'est de l'écologie,
très intéressante. Autrement dit, la sélection naturelle est un faible
instrument de preuve, parce que les phénomènes de sélection naturelle sont
patents, mais ne prouvent rien du point de vue théorique" Les
failles du darwinisme.
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Davies (Paul) |
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"Les chances d’obtenir par hasard la séquence exacte d’acides
aminés permettant de produire une molécule de protéine par accident sont
fantastiquement faibles. Et il ne s’agit que d’une protéine. La vie, telle
que nous la connaissons, requiert des centaines de milliers de protéines
spécialisées sans parler des acides nucléiques. Les chances de produire les
protéines seulement par pur hasard sont de 1 contre 1040 000.
C’est-à-dire 1 suivi de quarante mille zéros. Pour écrire ce nombre en
entier, il faudrait tout un chapitre de ce livre. Obtenir une suite parfaite
des cartes 1 000 fois de suite est facile en comparaison. L’astronome anglais
Fred Hoyle, dans une remarque célèbre (The
intelligent universe, 1983), compara les
chances d’obtenir la construction spontanée d’un être vivant à celles de la
production d’un Boeing 747 complètement fonctionnel suite au passage d’un
puissant tourbillon de vent balayant un dépotoir de rebuts mécaniques et
électroniques" The fifth miracle, The search for the origin and meaning of life, Simon & Schuster, 1999, pp. 94-95
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" Pour
saisir la réalité de la vie telle qu’elle a été révélée par la biologie moderne,
il faudrait agrandir la cellule encore un milliard de fois —jusqu’à ce que
qu’elle atteigne un diamètre de vingt kilomètres et ressemble à un aéronef
géant assez vaste pour recouvrir une grande ville comme Londres ou New York.
On découvrirait alors un objet d’une complexité et d’une finalité adaptative
sans pareil. À la surface de la cellule, on verrait des millions
d’ouvertures, comme les hublots d’un vaste vaisseau spatial, qui s’ouvrent et
se ferment pour permettre la circulation d’un flux continu de matériaux
entrant et sortant. En pénétrant par l’un de ces orifices, on découvrirait un
monde d’une complexité ahurissante sous le règne d’une technologie très
avancée. On verrait un réseau de couloirs et de conduits sans fin se ramifier
dans toutes les directions à partir du périmètre de la cellule, certains
conduisant à la banque de mémoire centrale du noyau, d’autres aux unités de
traitement et aux chaînes d’assemblage. Le noyau lui-même serait une vaste
chambre sphérique de plus d’un kilomètre de diamètre, semblable à un dôme
géodésique ; à l’intérieur, on discernerait des kilomètres de chaînes
torsadées de molécules d’ADN bien empilées en rangées ordonnées. Le long des
conduites, une grande diversité de matériaux bruts et de produits circuleraient
dans une ordonnance parfaite, allant vers les différentes chaînes
d’assemblage des régions externes de la cellule, ou en revenant. On
remarquerait que les plus simples des composantes fonctionnelles de la
cellule, les molécules de protéine, sont des pièces de machinerie moléculaire
d’une étonnante complexité, chacune composée de trois milliers d’atomes
disposés en une configuration spatiale hautement organisée. L’observation de
l’activité réfléchie de ces étranges machines moléculaires susciteraient encore
plus notre émerveillement ; surtout lorsqu’on s’apercevrait que la
conception d’une telle machine —à savoir une protéine fonctionnelle isolée—
dépasse complètement nos capacités actuelles et ne sera probablement pas
réalisée avant le début du siècle à venir. Et pourtant la vie de la cellule
dépend de l’activité cohérente d’au moins plusieurs dizaines, voire
probablement de plusieurs centaines, de milliers de molécules de protéines
différentes... Nous
serions les spectateurs d’un objet semblable à une immense usine automatisée,
une usine plus grande qu’une ville et capable de remplir autant de fonctions
que toutes les activités industrielles de l’homme sur L’évolution :
Une théorie en crise, Flammarion, 1992, pp. 338 à 340 |
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schützenberger (M.-p) |
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La
complexité fonctionnelle.... "Les
êtres vivants se présentent comme un ensemble complexe d'interrelations fonctionnelles.
Si l'on veut expliquer l'évolution des êtres vivants, il faut expliquer à la
fois cette fonctionnalité et cette complexité. C'est la
complexité fonctionnelle. Et là ce n'est plus simple du tout... C'est
peut-être que l'évolution du vivant repose sur un quelque chose, un
ingrédient essentiel que rien dans nos connaissances physico-chimiques
actuelles ne permet d'imaginer, et sur lequel la logique formelle n'a pour
l'instant aucune prise. Qu'ils soient gradualistes ou saltationnistes,
les darwiniens me semblent avoir parfois une conception un peu simple de la
biologie, une conception en quelque sorte clés en mains. Pour eux un gène est
comme une commande sur le catalogue de ....
Ce n'est pas parce qu'on sait qu'un gène déclenche la fabrication de telle ou
telle protéine qu'on comprend comment un ou deux milliers de gènes suffisent
à diriger le cours du développement embryonnaire. Les failles du
darwinisme. |
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JACOB
(Francois) (Institut Pasteur) prix Nobel
de médecine. |
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Notion
de bricolage "...
On a appris ainsi cette chose stupéfiante : ce sont les mêmes gènes qui mettent
en place le corps d'une mouche et celui d'un humain ! Si on nous l'avait dit
il y a dix ans, personne ne l'aurait cru... ....
Une fois que certaines solutions ont été trouvées dans la nature, elle s'y
tient et brode autour. C'est le bricolage, une fois de plus ! La nature est
conservatrice, mais elle fait aussi pas mal de changements. Elle conserve ce
qu'il y a derrière, ce qu'on ne voit pas mais, en surface, elle fabrique tous
les possibles. .....
On ne comprend pas comment ont pu se former les premiers
organismes, les protobactéries. Comment a pu
démarrer la reproduction, avec toute sa complexité chimique. On a des
hypothèses. Mais je ne suis pas sûr que l'on pourra jamais arriver à les
démontrer ou à les réfuter expérimentalement. De même, on ne comprend pas
l'explosion cambrienne, l'apparition des divers plans d'organismes en
quelques millions d'années, il y a 600 millions d'années. Et tant que l'on ne
comprendra pas cela, on ne comprendra pas vraiment l'évolution. .... Tous
les organismes sont faits plus ou moins des mêmes molécules, combinées et
recombinées. On a souvent comparé le travail de l'évolution à celui d'un
ingénieur, mais il ressemble beaucoup plus à celui d'un bricoleur. Elle
utilise de vieilles structures pour en faire des nouvelles, prend le rideau
de la grand-mère pour faire la jupe de la petite-fille, ou une caisse à savon
pour faire une boîte de radio... (A.
Langaney : Vous décriviez la sélection sans
sélectionneur. Nous voilà devant du bricolage sans bricoleur ? ) F.
Jacob : L'oeil est un organe très compliqué et l'un des arguments favoris des
adversaires de l'évolution est de dire : « L’oeil n'a pas pu être fait au
hasard. L'oeil, c'est comme une montre. Pour la montre, il faut un horloger,
pour l'oeil il faut un créateur. » Effectivement, avec des mutations simples
changeant les protéines acide aminé par acide aminé, il faudrait des temps
dépassant les délais de l'évolution pour produire un oeil. Mais on a
découvert des mécanismes génétiques très différents et beaucoup plus rapides.
En particulier, des éléments qui coupent les chromosomes, qui les collent,
qui prennent un segment ici et le remettent là. Un module de protéine est
pris ici, un autre là et ils sont mis ensemble. Voilà ce que j'appelle le bricolage.
Des mécanismes génétiques connus permettent de le faire et, du coup, l'oeil
n'est plus hors de portée des centaines de millions d'années
disponibles."
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Schutzenberger (M.-P) |
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A propos
de la notion de bricolage. "Je
ferais sans doute appel à une notion bannie de la communauté scientifique,
mais parfaitement comprise par tout un chacun : celle de but....... Or
pourtant la fonctionnalité c'est la réussite dans l'atteinte d'un but.
....Dans la réalité biologique l'espace dans lequel il faudrait se plonger
pour décrire la fonctionnalité la plus simple est d'une complexité qui défie
l'entendement et bien sûr tout calcul. " L.R.
: En quel sens employez-vous le mot « miracle » ? M.-P.S.
: Dans un sens purement rationnel, comme d'un événement dont la probabilité
est infime à un degré si j'ose dire ultracosmologique.
Parlons des macromutations..... Or si l'on regarde l'histoire de
l'évolution, cela nous fait des dizaines et des dizaines de milliers de
miracles, dont les saltationnistes ne savent pas
mieux rendre compte que les gradualistes. Quant
à la seconde catégorie de miracles, elle tient au fait que certaines de ces
macromutations (si l'on admet qu'elles ont eu lieu) se sont additionnées les
unes aux autres dans une direction bien définie, pour constituer les grandes
tendances de l'évolution : complication du système nerveux, mais aussi
intériorisation des processus reproductifs, apparition des os, de l'oreille,
enrichissement des fonctions relationnelles, etc. Toute une série de
miracles dont l'accumulation a pour effet d'accroître la complexité des
organismes et leur efficacité. De ce point de vue la notion de bricolage
avancée par François Jacob est un constat très intéressant. C'est un joli mot
d'auteur, mais il ne donne pas l'ombre d'une explication. Les
failles du darwinisme.
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Von Brucke (Ernest Wilhelm) |
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« La finalité est comme une femme sans qui le biologiste ne peut pas vivre mais dont il a honte d’être vu avec elle en public », écrit Ernst Wilhelm von Brücke pour souligner que tout rejet strict de la finalité hors du champ scientifique conduit à exclure des sciences la biologie tout entière à moins d’accorder que cette science du vivant n’admette comme objet d’étude que de l’inerte. " Cité par Philippe Descamps. (Science et vie).
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Schutzenberger (M.-P)
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"Je
formule un problème qui me paraît majeur : comment se fait-il qu'avec aussi
peu d'instructions élémentaires la matière vivante soit capable de fabriquer
des objets aussi merveilleusement compliqués et efficaces ? Cette propriété
dont elle est dotée, quelle est sa nature ? Rien dans nos connaissances
physico-chimiques actuelles ne permet de l'imaginer. Si l'on se place du
point de vue de l'évolution, il faudrait aussi admettre que d'une manière ou
d'une autre les poissons de l'ère primaire contenaient en puissance les
germes d'organes qu'ils n'avaient pas mais qu'auront leurs successeurs quand
ils quitteront les eaux pour la terre ferme et les airs, et avec les câblages
neuronaux appropriés." Les
failles du darwinisme.
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Von Foester |
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" Si l’on agite une boite
contenant des cubes aimantés sur deux faces disposés en désordre, on constate
que ces cubes vont spontanément constituer un ensemble cohérent. Ainsi aura-t-il
suffi d’un principe d’ordre (l’aimantation) et d’une énergie désordonnée pour
constituer une organisation ordonnée ". |
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Polkinghorne (John), physicien, |
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“Quand on prend conscience que les lois
de la nature doivent être réglées de façon incroyablement précise pour
produire l’univers visible, germe alors l’idée que cet univers n’est pas
apparu par accident, mais qu’il doit être l’aboutissement d’un projet.” |
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Kimura (Motoo)
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"Contrairement
à la théorie synthétique traditionnelle (ou théorie néo darwinienne),
l'hypothèse neutraliste affirme que la grande majorité des substitutions de
mutants s'effectue non pas par sélection darwinienne positive mais par
fixation aléatoire de mutants sélectivement neutres ou presque neutres. Ce
modèle postule également que la majorité de la variabilité moléculaire intra
spécifique, telle qu'elle se manifeste sous la forme du polymorphisme
protéique, est sélectivement neutre ou presque, et qu'elle est maintenue dans
les espèces par l'équilibre entre la pression de mutation et l'extinction ou
la fixation aléatoire des allèles." The Neutral Theory of Molecular Evolution.
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Prigogine (Ilya) prix Nobel de chimie 1977, |
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“ Il nous faut trouver la voie étroite entre une conception
déterministe qui est aliénante et une autre aliénation qui serait le
hasard pur, le jeu de dés dans lequel il n’y a aucune corrélation et c’est cette
voie étroite qui est la nouvelle aventure de la raison que l’on voit se
dessiner. ” in Le Devoir, 4 octobre 1993, B1
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Boutot (Alain )
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"La
théorie des structures dissipatives de Prigogine, notamment, part de principes
bien différents. Les structures dissipatives désignent les phénomènes d’auto
organisation qui peuvent apparaître, dans certains cas et sous certaines
conditions, au sein de populations composées d’individus a priori identiques
(molécules en chimie, cellules en biologie, agents économiques en économie,
etc.). Ce sont des processus « globaux» au cours desquels un grand nombre
d’individus coopèrent, de façon tout à fait spectaculaire, pour former un
ordre de dimension «supra individuelle... Pour expliquer ces formations si
étonnantes, Prigogine ne procède pas à l’analyse locale du phénomène, mais
adopte un point de vue holiste..... Le comportement du tout n’est plus la
somme d’une multitude de comportements individuels, mais détermine au
contraire le mouvement de chacune de ses parties..... La
finalité réapparaît certes, mais avec un statut particulier, qui l’écarte de
ses usages classiques. Loin de faire intervenir des puissances mystérieuses,
les théories morphologiques rendent compte des phénomènes d’organisation par
l’existence de contraintes bien déterminées, exprimables en termes
mathématiques, s’exerçant sur un matériau ou un substrat de nature elle aussi
parfaitement déterminée. De façon plus précise, elles affirment qu’un système
se place dans un état donné ou adopte une configuration donnée parce que,
dans cet état ou dans cette configuration, un certain paramètre reflétant les
propriétés globales du système devient optimal (minimal dans le cas général).
Elles imputent en fin de compte l’ordre à un principe d’optimalité.......
Cette notion d’attracteur est au cœur des théories morphologiques. A
travers ce finalisme « mathématico ontologique », les théories morphologiques
véhiculent une image de la nature qui tranche avec celle, purement mécanique,
que nous a léguée la science classique..... Cet univers finalisé n’a pas
grand-chose à voir avec celui de la physique galiléenne, ni avec celui de la
physique dite fondamentale d’aujourd’hui, physique des particules
élémentaires ou des hautes énergies... Les
théories morphologiques ne relèvent pas, à l’évidence, de cette rationalité
mécanique, rigide et intemporelle. Leur finalisme suggère secrètement l’idée
d’un néo-aristotélisme, qui se marquerait par d’autres signes encore. Elles
contribuent en tout cas à nous rendre la science plus proche et plus
familière, tout en renouant les fils distendus du dialogue de l’Homme avec THÉORIES MORPHOLOGIQUES, Science et avenir. Le sens de la vie. Hors série. 124
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Atlan (Henri)
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L. M. - Les
concepts scientifiques d’émergence et d’auto-organisation
tiennent-ils lieu de finalité organisatrice ? H. A. –..... Ils sont aujourd’hui suggérés par des modèles mécaniques
où des éléments relativement simples pris individuellement produisent des
phénomènes de structure et de fonction parfois très compliqués du fait de
leurs interactions quand ils sont associés en grand nombre. Des structures
et/ou des fonctions apparaissent ainsi à un niveau macroscopique sans que la
seule observation des propriétés des constituants permette de les prédire.
C’est en ce sens qu’on parle d’émergence et d’auto-organisation:
les mécanismes en sont connus bien que trop compliqués dans leurs détails
pour qu’on en ait une connaissance intuitive en-dehors du formalisme
mathématique ou informatique qui permet de les modéliser. En ce sens, il
s’agit de concepts encore plus réductionnistes que ceux du réductionnisme
classique puisqu’ils permettent d’expliquer de façon mécanique l’émergence de
comportements apparemment finalisés et de propriétés qui semblaient autrefois
relever de phénomènes mystérieux censés caractériser la vie. Penser
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Schutzenberger (M.-p) |
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A
propos de chaos... "Je
faisais allusion à une succession de gens fort compétents qui ont su trouver des
expressions poétiques et creuses qui n'expliquent rien. C'est l'ordre par le
bruit des cybernéticiens, les structures dissipatives d'un Prigogine, le systémisme d'un Varela,
et maintenant le « bord du chaos » de Stuart Kauffman,
dont l'inanité sonore va bientôt nous parvenir en France. Ces écoles mettent
la complexité à toutes les sauces. Ils évoquent à l'appui de leur démarche
des exemples comme certaines réactions chimiques, le dessin d'une côte
maritime, les turbulences atmosphériques ou la structure d'une chaîne de
montagnes, dont la complexité est certes très grande mais qui repose, au
regard du monde vivant, sur un type d'organisation très pauvre, en tout cas
non fonctionnelle. Aucun algorithme ne nous permet d'appréhender la
complexité du vivant, qui contrairement à tous ces exemples empruntés au
monde physico-chimique est de nature fonctionnelle." Les failles du
darwinisme. |
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GRASSÉ (PIERRE)
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"On nous dit, avec une extrême insistance, que le hasard peut
tout. Des affirmations ne suffisent pas; il faut donner des preuves. Nous ne
tenons pas pour telle la résistance à un antibiotique apparue spontanément au
sein d'une population bactérienne, non résistante. Il ne s'agit ni d'une
structure ni d'une fonction fondamentale. Et ce que nous disons là est si
vrai, que des variations de cette nature, même répétées des millions de fois
, ont laissé "Les différences géniques relevées entre les populations séparées
d'une même espèce que l'on donne, si souvent, comme la preuve d'une évolution
en marche relèvent avant tout de l'ajustement des populations à leur habitat
et des effets de la dérive génique. L'évolution du vivant.
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"Pour
saisir la réalité de la vie telle qu’elle a été révélée par la biologie
moderne, il faudrait agrandir la cellule encore un milliard de fois —jusqu’à
ce que qu’elle atteigne un diamètre de vingt kilomètres et ressemble à un
aéronef géant assez vaste pour recouvrir une grande ville comme Londres ou
New York. On découvrirait alors un objet d’une complexité et d’une finalité
adaptative sans pareil. À la surface de la cellule, on verrait des millions
d’ouvertures, comme les hublots d’un vaste vaisseau spatial, qui s’ouvrent et
se ferment pour permettre la circulation d’un flux continu de matériaux
entrant et sortant. En pénétrant par l’un de ces orifices, on découvrirait un
monde d’une complexité ahurissante sous le règne d’une technologie très
avancée. On verrait un réseau de couloirs et de conduits sans fin se ramifier
dans toutes les directions à partir du périmètre de la cellule, certains
conduisant à la banque de mémoire centrale du noyau, d’autres aux unités de
traitement et aux chaînes d’assemblage. Le noyau lui-même serait une vaste
chambre sphérique de plus d’un kilomètre de diamètre, semblable à un dôme
géodésique ; à l’intérieur, on discernerait des kilomètres de chaînes
torsadées de molécules d’ADN bien empilées en rangées ordonnées. Le long des conduites,
une grande diversité de matériaux bruts et de produits circuleraient dans une
ordonnance parfaite, allant vers les différentes chaînes d’assemblage des
régions externes de la cellule, ou en revenant. On
remarquerait que les plus simples des composantes fonctionnelles de la
cellule, les molécules de protéine, sont des pièces de machinerie moléculaire
d’une étonnante complexité, chacune composée de trois milliers d’atomes
disposés en une configuration spatiale hautement organisée. L’observation de
l’activité réfléchie de ces étranges machines moléculaires susciteraient
encore plus notre émerveillement ; surtout lorsqu’on s’apercevrait que
la conception d’une telle machine —à savoir une protéine fonctionnelle
isolée— dépasse complètement nos capacités actuelles et ne sera probablement
pas réalisée avant le début du siècle à venir. Et pourtant la vie de la
cellule dépend de l’activité cohérente d’au moins plusieurs dizaines, voire
probablement de plusieurs centaines, de milliers de molécules de protéines
différentes... Nous
serions les spectateurs d’un objet semblable à une immense usine automatisée,
une usine plus grande qu’une ville et capable de remplir autant de fonctions
que toutes les activités industrielles de l’homme sur L’évolution :
Une théorie en crise, Flammarion, 1992, pp. 338 à 340 |
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Reeves (Hubert) |
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A
propos d'Aristote... "Poussée par ce
qu'on pourrait appeler (faute d'un
meilleur terme) un puissant levain cosmique, la matière tend à atteindre des
états de plus en plus structurés. Nous retrouvons ici notre vieil ami
Aristote, ...Ses mots prennent maintenant des résonances nouvelles.
Relisons-les dans ce contexte: dans la nature, une sorte d'art est à l'œuvre,
une sorte de capacité technique orientée qui travaille la matière du dedans.
La forme s'empare de la matière, elle «refoule l'indétermination», qui dit
mieux? ... Il reste un fait indéniable: la matière des premiers temps
possédait la «capacité technique » de refouler l'indétermination. La preuve,
c'est qu'elle l'a fait ! L'évolution
subséquente de l'Univers peut se décrire comme une actualisation progressive
de ces potentialités de la matière cosmique. Quand les conditions sont
décidément trop adverses, comme à la surface de Ce
levain cosmique utilise à fond les forces de la nature. Il fait «feu de tout
bois»....Ce levain cosmique, nous le portons en nous. Il nous incite à
poursuivre et à promouvoir, à notre petite échelle et pendant notre brève
existence, la merveilleuse odyssée de la complexité cosmique." Oiseaux..... p. 229-231
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Davies (Paul) |
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Personne pour superviser leurs activités. Les molécules font simplement
ce qu’elles ont à faire : se cogner partout aveuglément, se frapper les
unes les autres, rebondir, s’associer. Au niveau des atomes individuels la
vie est anarchique — une cohue, un chaos sans but. Collectivement, par
contre, ces atomes sans pensée travaillent ensemble et exécutent la danse de
la vie avec une exquise précision. » The Fifth Miracle, Simon & Schuster, 1999, pp. 97 à 99
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Arnould ( Jacques)
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"L'histoire
révélée par les fossiles n'est ni celle du règne d'un déterminisme strict, ni
celle du déroulement d'un plan préétabli ( ce qui explique les démêlés) ni
enfin celle d'un jeu de cubes exempt de toute signification. Les fossiles
sont la mémoire des lancers de dés de l'évolution " La recherche. 296 mars 1997
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Hoyle F. et Wickramasinghe C.
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"Mutations just don't occur often enough to account for all the hundreds of thousands of fundamentally different genes there are." They found it absurd to think that chance mutations could ever produce ‘genes which were to prove capable of writing the symphonies of Beethoven and the plays of Shakespeare." Evolution from Space. Dent,
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Bohlin (Ray) |
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"The origin of the eye in
particular, caused The Five Crises in Evolutionary Theory (Internet)
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Bohlin ( Ray) |
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A propos " du secret le mieux gardé de la
paléontologie" "The Burgess Shale illustrates that in the Cambrian period (which evolutionists estimate as being over 500 million years ago) nearly all of the basic body plans (phyla) of animals existing on earth came into existence in a geological instant (defined as only 20-30 million years), and nothing that new has appeared since that time. The Cambrian explosion as it is called is nothing less than astounding. Sponges, jellyfish, worms, arthropods, molluscs, echinoderms, and many other stranger-than-fiction creatures are all found to suddenly appear in the Cambrian without a hint of what they descended from nor even how they could all be related to each other. This is the opposite expectation of Darwinism which would have predicted each new body plan emerging from pre-existing phyla over long periods of time. The Cambrian explosion is a direct contradiction of Darwinian evolution." Ibid.
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Chien (Paul) |
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The Chengjiang site as primary site for the Cambrian explosion "A simple way of putting it is that currently we have about 38 phyla of different groups of animals, but the total number of phyla discovered during that period of time (including those in China, Canada, and elsewhere) adds up to over 50 phyla. That means there are more phyla in the very, very beginning, where we found the first fossils [of animal life], than exist now. Stephen J. Gould has referred to this as the reverse cone of diversity. The theory of evolution implies that things get more and more complex and get more and more diverse from one single origin. But the whole thing turns out to be reversed, we have more diverse groups in the very beginning, and in fact more and more of them die off over time, and we have less and less now... Most textbooks will show a live tree of evolution with the groups evolving through a long period of time. If you take that tree and chop off 99 percent of it, what is left is closer to reality; it's the true beginning of every group of animals, all represented at the very beginning. " Explosion of Life. (internet)
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Dembski (William A.)
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"Consider, for instance, NASA's SETI program
(Search for Extra-Terrestrial Intelligence) in which certain radio signals
from outer space would with full confidence be interpreted as signalling the presence of an extra-terrestrial
intelligence. There are reliable criteria for inferring intelligent causes.
Certain special sciences already admit as much. Why then refuse their
admission into biology?"
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Gould (Stephen J.)
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"Evolution is a theory. It is also
a fact. And facts and theories are different things, not rungs in a hierarchy
of increasing certainty. Facts are the world's data. Theories are structures
of ideas which explain and interpret facts. Facts do not go away while
scientists debate rival theories for explaining them. Einstein's theory of
gravitation replaced Newton's, but apples did not suspend themselves in
mid-air pending the outcome. And human beings evolved from apelike ancestors
whether they did so by Evolution as Fact and Theory
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Davies (Paul) |
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"If the universe were rerun a second time, there would be no solar system, no Earth, and no people. But the emergence of life and consciousness somewhere and somewhen in the cosmos is, I believe, assured by the underlying laws of nature. The origin of life and consciousness were not interventionist miracles, but nor were they stupendously improbable accidents. They were, I believe, part of the natural outworking of the laws of nature, and as such our existence as conscious enquiring beings springs ultimately from the bedrock of physical existence-those ingenious, felicitous laws..... Moreover, if I am right that the universe is fundamentally creative in a pervasive and continuing manner, and that the laws of nature encourage matter and energy to self-organize and self-complexity to the point that life and consciousness emerge naturally, then there will be a universal trend or directionality towards the emergence of great complexity and diversity. ... Either we are the product of a unique supernatural event in a universe of profligate over-provision, or else an accident of mind-numbing improbability and irrelevance. On the other hand, if life and mind are universal phenomena, if they are written into nature at its deepest level, then the case for an ultimate purpose to existence would be compelling. ...The scientific enterprise as I have presented it may not return human beings to the center of the universe, it may reject the notion of miracles other than the miracle of nature itself, but it does not make human beings irrelevant either. A universe in which the emergence of life and consciousness is seen, not as a freak set of events, but fundamental to its lawlike workings, is a universe that can truly be called our home" Physics
and the Mind of God
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Descamps (Philippe) |
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Finalité et totalité ....Si les parties s’agencent en vertu du tout, quoi ou
qui détient la figure idéale du tout ? Comment la totalité est-elle inscrite
dans ce qui la constitue et comment informe-t-elle les parties ? Décrire en termes finalistes un phénomène, c’est
toujours plus ou moins poser l’existence d’une conscience capable d’envisager
le tout et l’avenir, capable d’élaborer un projet qui organisera les moyens à
mettre en œuvre et saura agencer harmonieusement les parties pour former un
tout. .... C’est en d’autres termes toujours accorder une
conscience ou, pour le moins, un fonctionnement sur le modèle de la
conscience à l’objet que l’on étudie. » Penser la finalité. Science et Vie. Le sens de la vie. Hors série. 124
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Mcintosh
Andrew, Mathématicien, Royaume-Uni |
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« Quand je porte mon regard de scientifique sur le
monde qui m’entoure, j’observe des mécanismes d’une telle complexité que j’en
arrive à la conclusion que cet ordre complexe traduit un dessein
intelligent » |
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Coppens (Yves) |
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« On
parle de matière inerte. Elle l'est bien moins qu'on ne l'imagine. C'est un terme
global, rude et sec, utilisé pour désigner l'ensemble. Mais si vous étudiez
le minéral, il pousse d'une certaine manière. Il est donc moins inerte qu'on
ne le pense, même s'il est plus inerte que vivant. Alors…, je me pose
évidemment des questions métaphysiques et ces interrogations débouchent sur
des conceptions philosophiques sur l'homme et la vie. Les astrophysiciens,
les géophysiciens, les biologistes, les paléontologues et les anthropologues
font le même constat : la matière ne cesse de progresser, de se compliquer,
de s'organiser. Toute cette organisation universelle aurait donc un sens et,
je dirais, un double sens : c'est-à-dire une direction, dans le bon sens ou
non, et une signification. Ça semble anodin et pourtant c'est un grand
constat, fait par des gens de terrain. Pour ma part, je pense à toutes ces
considérations métaphysiques mais cela ne me tracasse pas. Cela ne provoque
chez moi ni angoisse, ni anxiété, ni vrai problème. …J'ai été un jour
l'invité à Liège d'une émission de télévision intitulée Nom de Dieu. Le
présentateur avait commencé par me poser la question suivante : "
Comment écrivez-vous " Nom de Dieu " ? " Là, si vous jouez
franc-jeu et que vous acceptez de répondre, vous êtes obligés de vous livrer.
J'avais choisi de mettre un pluriel et des majuscules à " Nom " et
à " Dieu ". C'est aussi une manière de répondre à votre question.
Je respecte tous les dieux et tous les hommes, y compris ceux d'hier. Il y en
a eu beaucoup, si l'on se réfère aux cent milliards d'homme qui ont peuplé
l'histoire. Tous les dieux se confondent peut-être en un seul dieu. J'ai une
grande confiance et un grand respect envers les hommes et, par suite, je
respecte tous les dieux et tous les hommes de la terre » Hors Press. Webzine. ... Nous vivons dans une société qui assaille littéralement ses
scientifiques, pour leur poser des questions métaphysiques auxquelles ils ne
sont absolument pas faits pour répondre, ou pas davantage qu’un épicier ou un
agriculteur. Le sens de la vie est une question bien trop importante pour
être confiée à un groupe d’experts. La gestion du monde par des scientifiques
serait une abomination. Nous ne sommes pas plus armés pour ça que pour être
prêtres ! Quand les gens se tournent vers nous pour nous demander : “Que
pensez-vous de l’avenir de l’homme ?” que puis-je leur répondre d’autre que
des choses gentilles ? Internet. «À la fin
de l’oligocène un certain nombre de grands primates s'engagèrent dans la voie
qui conduit à l’homme. Cette tendance atteint à peu près en même temps, et de
façon indépendante, un certain nombre de genres, en des lieux très éloignés
les uns des autres » L’Afrique et à l’origine de l’home. 1974 |
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DAMBRICOURT-MALASSÉ (Anne)
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« …Il se trouve
qu’en comparant l’ontogénèse des os crâniens des
singes, petits et grands, archaïques et contemporains, ainsi que ceux de
l’Australopithèque, de l’Homo erectus, de l’Homo habilis, du Néanderthalien... et de nous-mêmes, hommes de
Cro-Magnon, on tombe sur un processus d’une logique implacable et continue,
s’étalant sur soixante millions d’années, et qui, loin de donner la primeur
au chaos, relativise énormément son rôle créateur, pour laisser la fonction
fondatrice de l’évolution à ce que Teilhard appelait la “loi de complexité-conscience”. Pour eux
(partisans de la théorie du chaos) notre apparition est le fruit accidentel
d’une confluence d’événements à 100% indépendants les uns des autres,
provoqués par des mutations génétiques aléatoires, se combinant de façon
viable par pure coïncidence. Cela fonde une certaine idée de la liberté,
certes... Mais j’arrive, quant à moi, à des conclusions diamétralement
contraires, porteuses d’une liberté très différente. Il y a une logique qui
se déploie imperturbablement à travers le halo du hasard - on pourrait même
dire : une logique qui se nourrit du hasard. Il y a quelque chose de très
stable, de très persistant, de très têtu tout au long de l’évolution. Quelles
que soient les dérives de continents, les crises climatiques, les
disparitions ou les apparitions d’espèces, quels que soient les aléas
chaotiques - régis, en effet, par un hasard imprédictible -, on voit, sur
soixante millions d’années, la base du crâne des primates, des singes, grands
singes, puis des hominiens, des hommes archaïques et des hommes modernes,
imperturbablement se contracter, suivant une logique explicite, autorisant
des prédictions dans la genèse des formes. Je cite la contraction cranio-faciale parce que c’est le domaine que j’ai
étudié, mais je suis sûre aujourd’hui que l’on retrouve le même type de
processus dans tous les grands flux du vivant. …. Oui, la
microévolution darwinienne explique en gros comment on se promène, d’une
variété à l’autre, à l’intérieur d’un même plan. Mais comment passe-t-on d’un
plan d’ensemble à un autre plan d’ensemble ? Quel est le facteur qui ordonne
la morphogenèse et sa métamorphose ? Qu’est-ce qui dirige le développement de
la forme d’un os suivant une trajectoire qui, d’espèces en espèces, va
dévoiler une logique à long terme ? Voilà les questions auxquelles on se
trouve confronté. » Nouvelles-Clés .Les entretiens. Internet
. |
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RUFFIÉ JACQUES |
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« Un processus aléatoire
ne pourrait expliquer ces étonnants phénomènes de convergence adaptative
observée entre des groupes très éloignés et qui ont donné des ailes aux
insectes, à des reptiles, à des oiseaux et à des mammifères » De la biologie à la culture. 1983 |
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Goodwin, Brian: (How the Leopard changed its spots ”, Touchstone Books, 1996.)
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“Depuis 1859, la sélection naturelle et la survivance
du mieux adapté s’est imposée comme la seule explication de la
vie sur la terre. Les origines, les extinctions et les adaptations ont
toutes été étudiées à travers le prisme du darwinisme. Il y a une autre
explication pour l’origine de la diversité des espèces. Comme la
vision du monde newtonienne a dominé la pensée jusqu’à la révolution
opérée par Einstein. au 20ième siècle, le darwinisme
doit être remplacé par une nouvelle théorie qui admet que la complexité
est une qualité inhérente et émergente de la vie et pas seulement le
résultat des mutations dues au hasard et de la sélection
naturelle. Les organismes sont aussi coopératifs qu’ils sont
compétitifs, aussi altruistes qu'ils sont égoïstes, aussi
créatifs et enjoués qu’ils sont destructifs et répétitifs.» |
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Proulx . jEAN
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« Le hasard et la nécessité forment un autre
coupe de danseurs du cosmos. C’est dire que l’activité de l’univers ressemble
à un grand jeu où se marient des règles à connaître et à respecter et une
part de hasard et de créativité. La nouvelle physique nous dit que l’univers
est gouverné par des lois qu’elle tente de cerner aux moyens d’équations. Ces
lois incontournables expriment la nécessité présente au cœur du cosmos;
elles disent l’ordre profond qui y règne; elles indiquent l’enchaînement des
causes et des effets; elles décrivent les comportements de l’énergie, de la
matière, de la lumière et des forces qui s’exercent en elles et entre elles.
Pour Einstein, les lois cosmiques montrent la profonde intelligibilité de
l’univers et témoignent de la rationalité qui le régit. « Dieu ne
joue pas aux dés » disait-il. Autrement dit, cet univers n’est pas un
hasard; il porte une nécessité et un ordre intérieur que la physique cherche
à découvrir. Einstein ajoutait : « Je veux comprendre comment Dieu
créa le monde… Je veux pénétrer au fond de sa pensée. » C’est dire que
la nature est tout entière habitée par une pensée, source de rationalité,
d’ordre et de lois. » p.34 « C’est l’univers comme totalité organique ou
comme organisme vivant qui est en mouvement et ce mouvement est bel et bien
le devenir de l’Être. Cette philosophie du devenir trouve des représentants
au vingtième siècle. Par exemple Bergson, qui développe une vision de
la vie comme pur devenir et évolution créatrice; ou Whitehead, qui parle du
flux incessant et créateur qui traverse la nature en son entier ou encore
Teilhard de Chardin qui voit tout l’univers en évolution traversé par
une montée de la complexité et de la conscience » 48 « Non seulement l’univers parle t-il, mais encore il pense, affirment de diverses façons de nombreux savants, tels Hoyle, Eddington, Wheeler, Talbot, Charron, Boehm, Capra, Bateson et Sheldrake. L’océan d’énergie d’où sortent toutes les formes dans lesquelles elles baignent et vers qui elles retournent est reconnu comme un véritable champ de conscience. Cet univers manifeste de l’intelligence. Il semble traversé par une logique interne. Un principe d’ordre se révèle â l’œuvre en lui…. Ce champ d’énergie est un champ de conscience, une grande pensée, une gigantesque mémoire, une danse de la signification. .. Assurément, l’univers sait faire, mais également il expérimente et il apprend. Il joue, avec intelligence, à organiser la matière, ce qui fait que chaque structure de l’univers est une matière habitée par l’esprit. L’évolution du cosmos est, en son cœur même, une montée de l’organisation et de la conscience. » .. Il semble, effectivement, que cette ascension vers des structures complexes soit soutenue par une intention ou un dessein cosmique. » 82-84 ( chorégraphie divine. Fides. 1999)
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Sonigo (Pierre) (au NOUV. OBS) |
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La
biologie moderne est-elle athée? (La biologie) est condamnée à rénover
ses concepts. Les biologistes vont devoir se remettre à
réfléchir! » |
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Daniel Dennet..(NYT. 16/01/06)
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“Les hommes de
science parfois s’illusionnent eux-mêmes en croyant que les idées
philosophiques ne sont seulement, au mieux, que des enjolivements ou des
commentaires parasites greffés sur les dures données scientifiques.
Mais il n’existe pas de science sans philosophie; ce qui existe c'est une
science dont le bagage philosophique est accepté sans examen. » |
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COLLINS Francis (en
charge du projet de cartographier le génome humain, à la tête des 2 400 avants
qui ont analysé les 3.1 milliards de lettres bio-chimiques
qui constituent le plan de l’homme.) |
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« Nous avons besoin d’user de tout le
pouvoir de la science et des perspectives spirituelles pour arriver à
la compréhension du visible et de l’invisible….Ces dispositions peuvent
exister non seulement dans une personne mais aussi se réaliser de façon à
enrichir et à illuminer l’expérience humaine. . … Je ne crois pas que Dieu avait l’intention de
faire œuvre scientifique avec The language of God : A Scientist Presents Evidence for belief. Time, July 17 2006
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DE DUVE (CHRISTIAN )
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« Certes, le hasard a joué un rôle
déterminant dans l'origine et l'évolution de la vie. Mais il faut chiffrer ce
hasard. Tout dépend du rapport entre les occasions qui sont offertes à un
événement pour se produire et la probabilité de cet événement. Si on jette un
dé une quarantaine de fois, on peut être presque certain de voir sortir le
numéro qu'on a choisi. A mon avis, c'est ce qui s'est produit de nombreuses
fois dans l'histoire de la vie. Le hasard a du être sollicité un nombre
suffisant de fois pour que le résultat devienne presque
obligatoire » A l’écoute du vivant. Odile Jacob. ………. « A côté de la science, j'ai aussi vibré
dans d'autres registres, en résonance avec des poètes, des écrivains, des
artistes et des musiciens qui m'ont ému par leurs oeuvres et leurs
interprétations. Exceptionnellement, je me suis senti proche de quelque chose
d'ineffable, totalement mystérieux mais réel, du moins pour moi, une entité
qu'à défaut d'un meilleur terme, j'appelle l'ultime réalité. Je ne suis qu'un homme. Avec le cerveau limité
que nous avons. Peut-être ceux qui nous succéderont
et qui nous verrons comme nous voyons les chimpanzés, comprendront-ils
davantage cette ultime réalité ?´ » Ibidem LE
POINT (no 1709). Pour le grand scientifique que vous êtes, qu'est-ce qui
demeure vertigineusement inexplicable ? « La
conscience, d'abord. Le mécanisme par lequel les neurones produisent ce
phénomène que nous éprouvons tous, mais dont la nature reste inexpliquée. Et
puis il y a le problème cosmique, absolument vertigineux. Car, même si on
admet que tout est explicable par les lois naturelles, il restera toujours le
problème de savoir pourquoi il y a quelque chose plutôt que rien ». LE
POINT. Et c'est ici que revient Dieu ? Je puis très bien me rallier à une position déiste, à condition de
dépouiller l'image de Dieu de tous ses attributs anthropomorphiques pour ne
laisser que ce que j'appelle l'« ultime réalité ». |
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RANDY OLSON. “Flock of Dodos “ |
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Un biologiste,
spécialiste reconnu en biologie marine, décide sur le tard pour animer
ses cours de faire un documentaire sur « l”intelligent design »
qu’il considère comme étant hors du domaine de la science. Sa recherche
l’a amené à interroger et Gus, ton prof a été obligé d’aller aux nouvelles : le dodo est un oiseau sans ailes des îles Maurice disparu depuis 1681 qui avait une réputation de bêtise prononcée car il allait au devant des Portugais… pour se faire tuer… et exterminé. Un cas d’évolution négative…)
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Jean
d’Ormesson La création
du monde. |
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Un romancier fait parler Dieu « Dans les trous de la nécessité se faufile
le hasard : la tuile qui te tombe dessus, les rencontres imprévues,
l’inattendu, l’invraisemblable. Le hasard, qui te laisse bouche bée et dont
on a répété jusque à l’écoeurement
qu’il était au croisement –mais pourquoi ici? pourquoi maintenant? de deux séquences de nécessité, est
l’expression de ma pitié ou de mon impatience. La nécessité, c’est moi quand
je me promène en uniforme pour faire respecter la loi. Le hasard, c’est moi
qui me déguise en chenapan pour la contourner par en dessous. » 107 |
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M. Goetzee, (PRIX NOBEL 2003) Journal d’une année noire. Seuil 2008 p110. |
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“Je ne souhaite aucunement m’associer à ceux qui sont derrière ce mouvement
du dessein intelligent. Cependant je persiste à croire que l’évolution selon
un processus de mutation aléatoire et de sélection naturelle est non
seulement une vue peu convaincante, mais en fait une explication ridicule
pour rendre compte de l’apparition d’organismes complexes. Tant que nul
d’entre nous n’aura pas la moindre idée de comment s’y prendre pour fabriquer
une mouche domestique à partir de rien, comment pouvons nous dire avec mépris
que conclure que la mouche domestique doit avoir été produite par une
intelligence supérieur â la nôtre relève de la naïveté intellectuelle ? S’il y a dans ce contexte quiconque de naïf, c’est bien celui qui
élève les règles en vigueur dans la science occidentale au niveau d’axiomes
épistémologiques, arguant que ce qui ne peut scientifiquement être démontré
comme vrai…ne peut être vrai non seulement selon les critères de vérité
qu'utilisent les scientifiques, mais selon tout critère digne d’être invoqué.
D’un point de vue philosophique, il ne me semble pas rétrograde de
doter d’intelligence l’univers dans son ensemble, plutôt qu’une seul
sous-ensemble de mammifères sur la planète terre. Un univers intelligent
évolue avec le temps vers un but, même
si le but en question peut à jamais
rester au-delà de ce que peut saisir l’intelligence humaine et en fait
au delà de l’idée que nous pourrions avoir de ce qui constitue un but. » |
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EN
GUISE DE CONCLUSION.....(Extrait
de |
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Au bûcher les hérétiques Jeter
l'anathème et manier l'argument d'autorité en brandissant des idoles sont
depuis les sociétés primitives les mamelles de la bêtise dogmatique. Ce
vieux démon de l'esprit humain est bien vivant aujourd'hui. A notre naïf
étonnement, nous en avons senti le souffle ces derniers temps à Il
y a là de quoi rire, et sans doute matière à un joli travail de thèse sur les
idéologies et les passions qui traversent le monde scientifique, supposé
rationnel. Pour ceux donc de nos lecteurs qui semblent éprouver de la peine à
nous suivre, voici quelques éclaircissements. Rendre
compte des progrès de la science, c'est aussi rendre compte de ses
interrogations. Certains scientifiques ont l'esprit tranquille (croient-ils):
ils savent, et poursuivent leurs travaux et enseignements dans le confort du
sommeil dogmatique. Grand bien leur fasse. D'autres manient l'inquiétude. Ils
s'intéressent aux limites du savoir. En physique comme en biologie, ils se
demandent si d'aventure eux-mêmes et leurs collègues en sauraient moins
qu'ils le croient. Ils titillent les théories. Si l'on se réfère à l'histoire
des sciences, leur position n'est pas forcément illégitime. Il rentre dans
notre mission de rendre compte de ces interrogations. Or
à en croire certaines des lettres que nous avons reçues, émanant parfois
d'excellents scientifiques, il semblerait qu'on nous dénie jusqu'au droit de
poser des questions. Concernant le darwinisme, on nous oppose une sorte de «
fiat lux » . C'est en soi très suspect. Jacques
Monod avait usé de son prestige pour faire traduire en français le maître
ouvrage de Karl Popper, Socrate fut condamné à mort par les
démocrates athéniens parce qu'il leur disait, et aux plus savants d'entre
eux: « Vous croyez savoir ; mais que savez-vous vraiment?». Il fut
aussi le premier homme, de mémoire d'historien, à avoir dit explicitement :
« L'homme est le seul des animaux à croire à des dieux». |
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SUITE: Essai du
Prof Bof
Hasard et finalité (2)En vrac.
Histoire
romancée du premier atome
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Hymne a Mr. hasard 2. Hasard vivant parmi les
vivants 4e. Sexe et coloration de la
peau 5. Adorateurs, Apostats et Hérétiques 6. TEXTES: MILIEU... du
20ième siècle
Histoire romancée du premier atome 10. A propos de l’ « Intelligent design » |
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PHILOSOPHER AVEC le prof BOF >>> « être
sérieux sans se prendre trop au sérieux » |
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NOUVEAU CAPSULES: le prof bof pour les nuls ou les gens pressés>>>> Brefs
extraits ou capsules tirés des 30 sites du prof bof |
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A propos de l’être humain |
Petite
histoire des
mentalités |
divers |
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(récents) islam, islamisme, mahomet et le coran. |
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