C)
TEXTES RÉCENTS
(À
noter que les textes déjà présentés dans Hérétiques et adorateurs...
étaient
pour la plupart des textes récents )
En plus.....
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Monod (Jacques) |
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"Lorsqu'on songe à l'immense chemin parcouru
par l'évolution depuis peut-être trois milliards d'années, à la prodigieuse
richesse des structures qu'elle a créées, à la miraculeuse efficacité
des performances des êtres vivants, de la bactérie à l'homme, on peut bien se
reprendre à douter que tout cela puisse être le produit d'une énorme loterie,
tirant au hasard des numéros parmi lesquels une sélection aveugle a désigné
de rares gagnants. A revoir dans leur détail les preuves aujourd'hui
accumulées que cette conception est bien la seule qui soit compatible avec
les faits (notamment avec les mécanismes moléculaires de la réplication,
la mutation et de la traduction) on retrouve la certitude, mais non
pour autant une compréhension immédiate, synthétique et intuitive
de l'évolution dans son ensemble. Le miracle est "expliqué";
il nous parait encore miraculeux: comme l'écrit Mauriac ; "Ce que dit ce
professeur est bien plus incroyable encore que ce que nous croyons,
nous autres pauvres chrétiens."
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Simon (Pierre-Henri) |
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"Ainsi, non seulement la téléonomie n'a
pas besoin d'être intelligente pour pousser l'évolution des humbles
profondeurs de la vie élémentaire vers les cimes de l'existence
psychique, mais c'est son aveuglement même, ce sont ses défaillances et ses
ratés qui rendent possibles le mouvement diversificateur et ses
extraordinaires succès : L'évolution, l'émergence de structures complexes à
partir de formes plus simples est donc la conséquence des imperfections mêmes
du système conservateur de structures que représente une cellule Félix
culpa ! Dana la théogonie scientifique du hasard comme dans la théologie
mystique du dieu de Question aux savants. Essai. Seuil 1969p. 88.
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POLANYI |
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« La structure de la vie est un ensemble de
conditions qui harnachent les lois de la physiques et de la chimie et
qui ne peuvent se définir en termes des lois qu’elles
harnachent…. Tout comme l’arrangement d’une page imprimée
est étrangère à la chimie de la page imprimée, ainsi la séquence dans la
molécule DNA est étrangère aux forces chimiques qui y sont à l’oeuvre…. … L’information et la fonction de Life’s irreductible structure. 1968
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Crick (Francis) |
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"D'une certaine façon on pourrait dire que tous les travaux biologiques, génétiques et moléculaires des soixante dernières années n'étaient qu'un long interlude....Maintenant que ce programme est terminé, nous avons bouclé le cercle, nous nous retrouvons face au problème...demeuré irrésolu. Comment un organisme blessé se régénère-t-il pour présenter exactement la même structure qu'auparavant? comment l'ovule forme-t-il l'organisme ?" cité par Fritjof Capra, LE TEMPS DU CHANGEMENT. 1983 p. 109 |
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Wernher von Braun. Inventeur des premières fusées… |
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« Dans
le monde qui nous entoure, nous voyons des manifestations
évidentes d'un plan ordonné et structuré, d’un projet. Nous pouvons constater
la tendance des différentes espèces à vivre et à se multiplier. Et nous
sommes écrasés par les forces à l’oeuvre à l’échelle des galaxies et
l’intentionnalité de la nature qui donne à une petite semence le
pouvoir de se développer en une fleur magnifique. Mieux on comprend les
complexités de l’univers et tout ce qu’il comporte, plus nous avons raison de
s’émerveiller du plan qui s’y manifeste. … Il y en a, il est
vrai, qui prétendent que l’univers s’est développé par hasard, mais
quel hasard peut produire le cerveau et l’oeil de l’homme ? Certains disent que la science est incapable de prouver l’existence d’un planificateur. Ils mettent au défi la science de prouver l’existence de Dieu. Doit-on allumer une chandelle pour voir le soleil ? »
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SAKHAROV (ANDREI) |
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« Je ne conçois pas l’univers et la vie humaine
sans un commencement intelligent, sans une chaleur spirituelle à leur source,
quelque chose qui ne relève pas de la matière et de ses lois. » |
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Capra ( Fritjof) |
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"
Les concepts darwiniens de la variation aléatoire et de la sélection
naturelle ne sont que deux aspects d'un phénomène complexe qui pourrait être
beaucoup mieux compris dans un cadre holistique ou systémique. Un tel cadre
est beaucoup plus subtil et beaucoup plus utile que la position dogmatique de
la pseudo-théorie néo-darwinienne, exprimée avec force par la généticien et
prix Nobel Jacque Monod. P. 102 "Les
systèmes sont des tout intégrés dont les propriétés ne peuvent être réduites
à celles de plus petites unités. Au lieu de se concentrer sur les éléments
fondamentaux ou sur les substances de base, l'approche systémique met
l'accent sur les principes de l'organisation. Les exemples de systèmes
abondent dans la nature. Chaque organisme -- de la plus infime bactérie
jusqu'aux humains en passant par toute la variété végétale et animale
-- est un tout intégré et, donc, un système vivant... p.248... ....la
description réductionniste des organismes peut, donc, s'avérer utile et même,
dans certains cas, nécessaire. Elle n'est dangereuse que lorsqu'elle est
considérée comme la seule explication cohérente. Réductionnisme et
holisme, analyse et synthèse sont des approches complémentaires qui,
soigneusement équilibrées, nous permettent d'acquérir une connaissance plus
profonde de la vie. ..La première différence manifeste entre les machines et
les organismes, c'est que les machines sont construites alors que les organismes
se développent. Cette différence fondamentale signifie que la compréhension
des organismes doit être orienté ver les processus....249..Alors que les
activités d'une machine sont déterminées par sa structure, la relation est
renversée dans les organismes -- la structure organique est déterminée par
des processus. L'aptitude des
espèces à s'adapter aux modifications environnementales a été étudiée en
détail et avec bonheur, au cours de notre siècle, de même que les mécanismes de
reproduction et d'hérédité. toutefois, ces aspects en représentent qu'une
face du phénomène de l'évolution. L'autre est le développement créatif de
nouvelles structures et fonctions sans qu'il y ait eu pour autant, de
pressions environnementales; dans ce cas nous nous trouvons en présence d'une
manifestation du potentiel d'auto transcendance inhérent à tout organisme
vivant. De ce fait, les concepts darwiniens n'expriment qu'une seule des deux
visions complémentaires nécessaires à la compréhension de l'évolution..... Le
développement créatif de la vie vers des formes sans cesse croissantes de
complexité demeure un mystère irrésolu, plus d'un siècle après Darwin, mais
une étude récente a permis de dessiner les grandes lignes d'une théorie de
l'évolution qui promet d'éclairer d'un jour nouveau ces caractéristiques
étonnantes des organismes vivants. C'est une théorie systémique qui se
concentre sur la dynamique de l'auto transcendance et se base sur
le travail de certains scientifiques de diverses disciplines...... L'évolution
est une aventure continue et ouverte qui crée à tout instant sa propre
finalité dans un processus dont le résultat précis est fondamentalement
imprévisible." Le temps du
changement, 1983 , p. 271 |
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Reeves (Hubert) |
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“ Je pense qu’on peut dire de la science, comme de toutes les
mythologies, que ce sont de vastes entreprises de sécurisation. (...) Arriver
à mettre un peu d’ordre dans ce qui nous entoure, c’est, au départ, quelque
chose de sécurisant, et quelque chose qui permet de vivre... On s’éloigne
alors de l’angoisse fondamentale qui est de ne pas savoir ce que l’on est, ne
pas savoir ce que l’on fait, ne pas trouver ou donner un sens à la vie. (...)
Ce n’est pas pour rien que les questions scientifiques les plus discutées et
dans lesquelles il y a le plus d’animosité entre les scientifiques sont les
questions d’origine: origine de la vie, origine de l’homme. On ne se bat pas
pour la forme de telle ou telle molécule, on se bat longtemps pour savoir quelle
est la meilleure théorie d’origine. ” Les origines, (recueil de
conférences de différents spécialistes sur la question des origines), Paris,
Éditions de l’Harmattan, 1988, p. 37 |
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Shroeder (gerald) physicien nucléaire. |
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« La probabilité que l’univers et la vie soient le fruit du
hasard est égale à celle de gagner trois fois de suite le gros
lot d’une loterie nationale. Avant d’avoir pu récolter vos gains pour la
troisième fois, vous serez envoyé en prison pour avoir truqué les résultats.
La probabilité de gagner trois fois de suite, ou même trois fois dans
sa vie, est tellement faible qu’elle est négligeable. » |
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The
Encyclopedia |
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"Le fait que la plupart des mutations
soient néfastes à l'organisme semble difficile à concilier avec l'idée selon
laquelle elles sont la source des matériaux nécessaires à l'évolution. En
effet, les mutants reproduits dans les manuels de biologie constituent une
collection de bizarreries et de monstruosités, et les mutations semblent bien
être un processus destructeur plutôt que constructeur." |
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TRINH XUAN THUAN. |
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« En tous cas, il est certain que les
constantes fondamentales de la nature et les conditions initiales ont été
réglées avec une extrême précision pour que l’univers franchisse les étapes
qui mènent des particules élémentaires à la vie biochimique en passant par
les planètes, les étoiles et les galaxies. Une petite modification et
l’univers serait sériel et vide d’observateurs. Que penser de ce stupéfiant
concours de circonstances ? Certains n’y voient que le fruit du hasard.
L’univers, dans ce cas, serait accidentel. Le fait que les constantes
physiques et les conditions initiales aient été à même d’engendrer la vie ne
serait qu’une coïncidence heureuse, sans grand intérêt. L’homme est perdu
! « dans l’immensité indifférente de l’univers d’où il a émergé
par hasard ». Cette attitude qui rencontre l’approbation du fantôme de
Copernic, suscite le désespoir. Pour d’autres, ce concours de circonstances n’est
pas accidentel, il a sa signification et si l’univers existe en tant que tel,
c’est bien pour faire émerger la conscience et l’intelligence. Il contenait
en germe, dès le début, les conditions requises pour l’arrivée d’un
observateur. Il tendait à prendre conscience de lui-même par la création de
l’intelligence. Quelque part, il savait que « l’homme allait venir »
Les partisans de ce point de vue, l’astrophysicien anglais Brandon Carter en
tête, l’ont même élevé au statut de principe anthropique » p. 287 « Le vrai hasard ne réside plus dans les
rencontres de particules, de quarks, d’atomes et de molécules, mais dans le
choix des constantes physiques et des conditions initiales. Une fois
celles–ci fixées, la matière contient déjà en elle les germes de l’éclosion
de la conscience, et la gestation cosmique va mener inexorablement jusqu’à
nous. »296 « Enfin parier sur le hasard implique le
non-sens et le désespoir. Les cris de détresse de Monod et Winbert en sont
bien la preuve. Alors, pourquoi ne pas parier plutôt sur le sens et
l’espérance ? » p. 310. |
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Sheldrake ( Rupert) A New Science of Life: the hypothesis of Formative Causation . (1981)
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."....il
existe une longue tradition de dissidence au sein de la biologie, laquelle
tend vers quelque chose qui dépasse la vision mécaniste-réductionniste. Cette
tradition, dont je me réclame, a existé de tout temps. Elle s'est toujours
exprimée avec le plus de force parmi les biologistes et embryologiste, alors
que la vision mécaniste-réductionniste rassemble surtout des biologistes et
des biophysiciens.....p.130 ...L'idée
est d'expliquer le développement de la forme chez les animaux et les
végétaux. La raison pour laquelle cela pose problème est simple : au fur et à
mesure que la forme se développe, que l'embryon croit, la complexité de la
structure devient plus grande; le résultat est supérieur au potentiel. C'est
un problème sérieux car il n'existe pas de relation claire entre la cause et
l'effet. Normalement,
selon nos notions physiques de causalité, il y a équivalence de cause et
d'effet. La quantité de mouvement, d'énergie et de changement avant un
processus donné est la même que celle enregistrée après. C'est la
raison pour laquelle nous pouvons élaborer des équations. Les équations
physiques ne traitent en fait de rien d’autre que de quantités conservées.
Mais il n'en va pas de même pour les formes : si vous brûlez une fleur, que
vous la réduisez en cendres, la masse et l'énergie sont conservées, seule la
forme de la fleur est détruite. La forme n'est pas une quantité conservée et
nous ne pouvons la mesurer avec exactitude en termes de principes
mathématiques. Personne ne peut dire qu'un embryon de poulet contient dix ou
douze unités de forme. Les tentatives visant à définir des meures
qualitatives de la forme n'on jamais été couronnées de succès en biologie.
Nous nous trouvons donc dans une position telle qu'il nous est impossible de
déterminer des quantités de forme, mais qu'il nous est également impossible
de ne pas voir que la complexité de forme s'accroît. Or cet
accroissement de complexité semble défier toute explication physique. . La
théorie des champs morphogénétiques suggère qu'il existe un champ ou une
structure spatiale, qui est responsable du développement de la forme.
Et si le champ morphogénétique existe et a une forme préexistante, s'il façonne
l'organisme en développement, il y aurait alors équivalence
causale....L'organisme en développement serait dans le champ
morphogénétique et ce champ guiderait et contrôlerait las forme du
développement de l'organisme.. p. 131 Le
programme génétique n'est pas identique à l'ADN, car l'ADN est présent dans
toutes les cellules du corps, pourtant les yeux, les oreilles, les reins et
le foie se développement tous de manière très différente....Il doit donc
exister quelque chose au-dessus et au-delà de l'ADN qui structure leur
développement. Ce concept du programme génétique est, bien entendu,
téléologiques est bien entendu téléologique: une programmation répond
toujours à un dessein, à un objectif. P.135 Les
biologistes sont contraints d'attribuer à l'ADN des rôles et des possibilités
et des potentialités qui dépassent de beaucoup ce dont nous savons l'ADN
capable. Aussi ce qui débute comme une théorie rigoureuse et bien définie
relative à la manière dont l'ADN code l'ARN et dont l'ARN code les protéines,
se transforme bientôt en une théorie mystique dans la quelle l'ADN possède
des pouvoirs et propriétés inexpliqués qui ne peuvent en aucun cas être
précisés en termes moléculaires précis." P. 137 Si
j'exclus la question de l'origine des formes c'est que je considère que la
créativité est un sujet qui dépasse les limites des sciences
naturelles. » Extraits de : Renée Weber. Dialogues avec des Scientifiques et des Sages . Éditions du rocher.1988
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Von Dithfurt (Hoimar) |
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"En
réalité, une telle harmonie peut-elle émerger seulement à partir de
coïncidences ? C'est la question fondamentale de toute l'évolution
biologique. Répondre Oui, c'est possible, c'est comme affirmer
sa foi dans la science moderne de la nature. Plus critiquement, on peut
dire que quelqu'un qui accepte la science moderne de la nature n'a
aucune autre alternative que de dire oui.... Rendu à ce point
cependant, expliquer tout au moyen des lois de la nature, c'est-à-dire par
coïncidences, est un signe qu'il n'y a aucune autre porte de sortie.
Que peut-on faire d'autre alors que mettre sa foi dans les
coïncidences !" |
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Lewontin (Richard C.) (
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"Ce
ne sont pas les méthodes et les institutions de la science qui nous
forcent d'une certaine façon à accepter une explication matérielle du monde
phénoménal, mais, au contraire, nous sommes forcés par notre adhésion a
priori à des causes matérielles à créer un appareil d'investigation et un
ensemble de concepts qui produisent des explications matérielles, peu
importe qu'elles aillent à l'encontre de l'intuition, peu importe qu'elles
soient mystifiantes pour le non-initié. De toute façon, le matérialisme est
absolu et nous ne pouvons pas permettre à un pied divin d'entrebâiller
la porte." |
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Behe (Michael ) |
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"J'ajouterais
que la sélection naturelle, le moteur de l'évolution darwinienne, ne
fonctionne que s'il y a quelque chose à sélectionner, quelque chose qui est
utile tout de suite, pas dans l'avenir." Science and Evidence for Design in the Universe
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Hoyle (Fred) |
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- “ L’univers est un coup monté." Paris Match, 1er août 1991, p. 6
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Reeves (Hubert) |
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A
propos de la thèse de Gould... "Résumons
la thèse de Gould : loin d'être déterminée, l'évolution biologique serait
entièrement soumise à des événements fortuits; elle serait parfaitement
contingente et n'irait nulle part. Il n'y a pas <<de flèche>>. Cette
position radicale soulève beaucoup d'émotions. Notre existence tiendrait à un
caillou erratique et à une plaque géologique facétieuse ! Que reste-t-il de
nos interrogations métaphysiques si tout se joue sur l'orbite chaotique d'un
astéroïde ou sur les aléas des mouvements de convection du magma terrestre ?
L' <<insoutenable légèreté >>de note être nous pince le cœur" Oiseaux,
merveilleux oiseaux. Seuil, 1998, p 208 |
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Gitt (Werner) directeur de
l'Institut fédéral allemand de physique et de technologie |
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"Toutes
les expériences indiquent qu'un être pensant exerçant son libre
arbitre, sa connaissance et sa créativité est requis. Il n'y a aucune
loi de la nature connue, aucun processus connu, ni aucune séquence connue
d'évènements qui peut faire que l'information s'engendre d'elle-même
dans la matière."
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Reeves (Hubert) |
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A
propos de Dawkins "Plutôt qu'un explication ultime, la thèse de Dawkins est une vision de l'évolution à partir d'un angle spécifique: celui des gènes. Adoptant temporairement ce point de vue, on pourrait demander : << Pourquoi cette détermination forcenée à se reproduire et à mettre tout en oeuvre pour y arriver?>> Le comportement des gènes est, en définitive, une manifestation de la vitalité de la vie terrestre. Mais en expliquant la puissance des impératifs génétiques par la vitalité de la vie et celle-ci par la détermination des gènes, on tourne en rond...Qu'est-ce qui donne à la vie cette puissante aptitude à survivre et à se perpétuer ? " Oiseaux, merveilleux oiseaux. Seuil, 1998, p.226
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SCHUTZENBERGER (M.P) |
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A
propos de la sélection naturelle... "Personne
ne peut refuser l'existence du phénomène. C'est tout simplement le principe
que rien n'existe qui ne soit assez solide pour exister... Dans une zone qui
se désertifie, les espèces qui disparaissent le plus vite sont celles qui ont
le plus besoin d'eau. Ce qui n'explique pas l'apparition chez les survivants
de structures dont les propriétés fonctionnelles leur permettent de mieux
résister à la sécheresse. ..Ce que nous pouvons faire c'est constater après
coup l'effet de la sélection naturelle. Constater, par exemple, que telle
espèce d'escargots est moins mangée que d'autres par certains oiseaux,
peut-être parce que leur coquille est moins visible. C'est de l'écologie, très
intéressante. Autrement dit, la sélection naturelle est un faible
instrument de preuve, parce que les phénomènes de sélection naturelle sont
patents, mais ne prouvent rien du point de vue théorique" Les
failles du darwinisme.
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Davies (Paul) |
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"Les chances d’obtenir par hasard la séquence exacte d’acides
aminés permettant de produire une molécule de protéine par accident sont
fantastiquement faibles. Et il ne s’agit que d’une protéine. La vie, telle
que nous la connaissons, requiert des centaines de milliers de protéines
spécialisées sans parler des acides nucléiques. Les chances de produire les
protéines seulement par pur hasard sont de 1 contre 1040 000.
C’est-à-dire 1 suivi de quarante mille zéros. Pour écrire ce nombre en
entier, il faudrait tout un chapitre de ce livre. Obtenir une suite parfaite
des cartes 1 000 fois de suite est facile en comparaison. L’astronome anglais
Fred Hoyle, dans une remarque célèbre (The intelligent universe,
1983), compara les chances d’obtenir la construction spontanée d’un être
vivant à celles de la production d’un Boeing 747 complètement fonctionnel
suite au passage d’un puissant tourbillon de vent balayant un dépotoir de
rebuts mécaniques et électroniques" The fifth miracle, The search for the origin and meaning of life, Simon & Schuster, 1999, pp. 94-95
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" Pour
saisir la réalité de la vie telle qu’elle a été révélée par la biologie
moderne, il faudrait agrandir la cellule encore un milliard de fois —jusqu’à
ce que qu’elle atteigne un diamètre de vingt kilomètres et ressemble à un
aéronef géant assez vaste pour recouvrir une grande ville comme Londres ou
New York. On découvrirait alors un objet d’une complexité et d’une finalité
adaptative sans pareil. À la surface de la cellule, on verrait des millions
d’ouvertures, comme les hublots d’un vaste vaisseau spatial, qui s’ouvrent et
se ferment pour permettre la circulation d’un flux continu de matériaux
entrant et sortant. En pénétrant par l’un de ces orifices, on découvrirait un
monde d’une complexité ahurissante sous le règne d’une technologie très
avancée. On verrait un réseau de couloirs et de conduits sans fin se ramifier
dans toutes les directions à partir du périmètre de la cellule, certains
conduisant à la banque de mémoire centrale du noyau, d’autres aux unités de
traitement et aux chaînes d’assemblage. Le noyau lui-même serait une vaste
chambre sphérique de plus d’un kilomètre de diamètre, semblable à un dôme
géodésique ; à l’intérieur, on discernerait des kilomètres de chaînes
torsadées de molécules d’ADN bien empilées en rangées ordonnées. Le long des conduites,
une grande diversité de matériaux bruts et de produits circuleraient dans une
ordonnance parfaite, allant vers les différentes chaînes d’assemblage des
régions externes de la cellule, ou en revenant. On
remarquerait que les plus simples des composantes fonctionnelles de la
cellule, les molécules de protéine, sont des pièces de machinerie moléculaire
d’une étonnante complexité, chacune composée de trois milliers d’atomes
disposés en une configuration spatiale hautement organisée. L’observation de
l’activité réfléchie de ces étranges machines moléculaires susciteraient
encore plus notre émerveillement ; surtout lorsqu’on s’apercevrait que
la conception d’une telle machine —à savoir une protéine fonctionnelle
isolée— dépasse complètement nos capacités actuelles et ne sera probablement
pas réalisée avant le début du siècle à venir. Et pourtant la vie de la
cellule dépend de l’activité cohérente d’au moins plusieurs dizaines, voire
probablement de plusieurs centaines, de milliers de molécules de protéines différentes... Nous
serions les spectateurs d’un objet semblable à une immense usine automatisée,
une usine plus grande qu’une ville et capable de remplir autant de fonctions
que toutes les activités industrielles de l’homme sur L’évolution :
Une théorie en crise, Flammarion, 1992, pp. 338 à 340 |
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schützenberger (M.-p) |
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La
complexité fonctionnelle.... "Les
êtres vivants se présentent comme un ensemble complexe d'interrelations
fonctionnelles. Si l'on veut expliquer l'évolution des êtres vivants, il faut
expliquer à la fois cette fonctionnalité et cette complexité.
C'est la complexité fonctionnelle. Et là ce n'est plus simple du tout...
C'est peut-être que l'évolution du vivant repose sur un quelque chose, un
ingrédient essentiel que rien dans nos connaissances physico-chimiques
actuelles ne permet d'imaginer, et sur lequel la logique formelle n'a pour
l'instant aucune prise. Qu'ils soient gradualistes ou saltationnistes, les
darwiniens me semblent avoir parfois une conception un peu simple de la
biologie, une conception en quelque sorte clés en mains. Pour eux un gène est
comme une commande sur le catalogue de ....
Ce n'est pas parce qu'on sait qu'un gène déclenche la fabrication de telle ou
telle protéine qu'on comprend comment un ou deux milliers de gènes suffisent
à diriger le cours du développement embryonnaire. Les failles du
darwinisme. |
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JACOB
(Francois) (Institut Pasteur) prix Nobel de médecine. |
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Notion
de bricolage "...
On a appris ainsi cette chose stupéfiante : ce sont les mêmes gènes qui
mettent en place le corps d'une mouche et celui d'un humain ! Si on nous
l'avait dit il y a dix ans, personne ne l'aurait cru... ....
Une fois que certaines solutions ont été trouvées dans la nature, elle s'y
tient et brode autour. C'est le bricolage, une fois de plus ! La nature est
conservatrice, mais elle fait aussi pas mal de changements. Elle conserve ce
qu'il y a derrière, ce qu'on ne voit pas mais, en surface, elle fabrique tous
les possibles. .....
On ne comprend pas comment ont pu se former les
premiers organismes, les protobactéries. Comment a pu démarrer la
reproduction, avec toute sa complexité chimique. On a des hypothèses. Mais je
ne suis pas sûr que l'on pourra jamais arriver à les démontrer ou à les
réfuter expérimentalement. De même, on ne comprend pas l'explosion
cambrienne, l'apparition des divers plans d'organismes en quelques millions
d'années, il y a 600 millions d'années. Et tant que l'on ne comprendra pas
cela, on ne comprendra pas vraiment l'évolution. .... Tous
les organismes sont faits plus ou moins des mêmes molécules, combinées et
recombinées. On a souvent comparé le travail de l'évolution à celui d'un
ingénieur, mais il ressemble beaucoup plus à celui d'un bricoleur. Elle
utilise de vieilles structures pour en faire des nouvelles, prend le rideau
de la grand-mère pour faire la jupe de la petite-fille, ou une caisse à savon
pour faire une boîte de radio... (A.
Langaney : Vous décriviez la sélection sans sélectionneur. Nous voilà devant
du bricolage sans bricoleur ? ) F.
Jacob : L'oeil est un organe très compliqué et l'un des arguments favoris des
adversaires de l'évolution est de dire : « L’oeil n'a pas pu être fait au
hasard. L'oeil, c'est comme une montre. Pour la montre, il faut un horloger,
pour l'oeil il faut un créateur. » Effectivement, avec des mutations simples
changeant les protéines acide aminé par acide aminé, il faudrait des temps
dépassant les délais de l'évolution pour produire un oeil. Mais on a
découvert des mécanismes génétiques très différents et beaucoup plus rapides.
En particulier, des éléments qui coupent les chromosomes, qui les collent,
qui prennent un segment ici et le remettent là. Un module de protéine est
pris ici, un autre là et ils sont mis ensemble. Voilà ce que j'appelle le bricolage.
Des mécanismes génétiques connus permettent de le faire et, du coup, l'oeil
n'est plus hors de portée des centaines de millions d'années
disponibles."
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Schutzenberger (M.-P) |
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A
propos de la notion de bricolage. "Je
ferais sans doute appel à une notion bannie de la communauté scientifique,
mais parfaitement comprise par tout un chacun : celle de but....... Or
pourtant la fonctionnalité c'est la réussite dans l'atteinte d'un but. ....Dans
la réalité biologique l'espace dans lequel il faudrait se plonger pour
décrire la fonctionnalité la plus simple est d'une complexité qui défie
l'entendement et bien sûr tout calcul. " L.R.
: En quel sens employez-vous le mot « miracle » ? M.-P.S.
: Dans un sens purement rationnel, comme d'un événement dont la probabilité
est infime à un degré si j'ose dire ultracosmologique. Parlons des
macromutations..... Or si l'on regarde l'histoire de l'évolution, cela
nous fait des dizaines et des dizaines de milliers de miracles, dont les
saltationnistes ne savent pas mieux rendre compte que les gradualistes. Quant
à la seconde catégorie de miracles, elle tient au fait que certaines de ces
macromutations (si l'on admet qu'elles ont eu lieu) se sont additionnées les
unes aux autres dans une direction bien définie, pour constituer les grandes
tendances de l'évolution : complication du système nerveux, mais aussi
intériorisation des processus reproductifs, apparition des os, de l'oreille,
enrichissement des fonctions relationnelles, etc. Toute une série de
miracles dont l'accumulation a pour effet d'accroître la complexité des
organismes et leur efficacité. De ce point de vue la notion de bricolage
avancée par François Jacob est un constat très intéressant. C'est un joli mot
d'auteur, mais il ne donne pas l'ombre d'une explication. Les
failles du darwinisme.
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Von Brucke (Ernest Wilhelm) |
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« La finalité est comme une femme sans qui le biologiste ne peut pas vivre mais dont il a honte d’être vu avec elle en public », écrit Ernst Wilhelm von Brücke pour souligner que tout rejet strict de la finalité hors du champ scientifique conduit à exclure des sciences la biologie tout entière à moins d’accorder que cette science du vivant n’admette comme objet d’étude que de l’inerte. " Cité par Philippe Descamps. (Science et vie).
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Schutzenberger (M.-P)
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"Je
formule un problème qui me paraît majeur : comment se fait-il qu'avec aussi
peu d'instructions élémentaires la matière vivante soit capable de fabriquer
des objets aussi merveilleusement compliqués et efficaces ? Cette propriété
dont elle est dotée, quelle est sa nature ? Rien dans nos connaissances
physico-chimiques actuelles ne permet de l'imaginer. Si l'on se place du
point de vue de l'évolution, il faudrait aussi admettre que d'une manière ou
d'une autre les poissons de l'ère primaire contenaient en puissance les
germes d'organes qu'ils n'avaient pas mais qu'auront leurs successeurs quand
ils quitteront les eaux pour la terre ferme et les airs, et avec les câblages
neuronaux appropriés." Les
failles du darwinisme.
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Von Foester |
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" Si l’on agite une boite
contenant des cubes aimantés sur deux faces disposés en désordre, on constate
que ces cubes vont spontanément constituer un ensemble cohérent. Ainsi
aura-t-il suffi d’un principe d’ordre (l’aimantation) et d’une énergie
désordonnée pour constituer une organisation ordonnée ". |
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Polkinghorne (John), physicien, |
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“Quand on prend conscience que les
lois de la nature doivent être réglées de façon incroyablement précise pour
produire l’univers visible, germe alors l’idée que cet univers n’est pas
apparu par accident, mais qu’il doit être l’aboutissement d’un projet.” |
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Kimura (Motoo)
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"Contrairement
à la théorie synthétique traditionnelle (ou théorie néo darwinienne),
l'hypothèse neutraliste affirme que la grande majorité des substitutions de
mutants s'effectue non pas par sélection darwinienne positive mais par fixation
aléatoire de mutants sélectivement neutres ou presque neutres. Ce modèle
postule également que la majorité de la variabilité moléculaire intra
spécifique, telle qu'elle se manifeste sous la forme du polymorphisme
protéique, est sélectivement neutre ou presque, et qu'elle est maintenue dans
les espèces par l'équilibre entre la pression de mutation et l'extinction ou
la fixation aléatoire des allèles." The Neutral Theory of Molecular Evolution.
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Prigogine (Ilya) prix
Nobel de chimie 1977, |
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“ Il nous faut trouver la voie étroite entre une conception
déterministe qui est aliénante et une autre aliénation qui serait le
hasard pur, le jeu de dés dans lequel il n’y a aucune corrélation et c’est
cette voie étroite qui est la nouvelle aventure de la raison que l’on voit se
dessiner. ” in Le Devoir, 4 octobre 1993, B1
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Boutot (Alain )
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"La
théorie des structures dissipatives de Prigogine, notamment, part de
principes bien différents. Les structures dissipatives désignent les
phénomènes d’auto organisation qui peuvent apparaître, dans certains cas et
sous certaines conditions, au sein de populations composées d’individus a
priori identiques (molécules en chimie, cellules en biologie, agents
économiques en économie, etc.). Ce sont des processus « globaux» au cours
desquels un grand nombre d’individus coopèrent, de façon tout à fait
spectaculaire, pour former un ordre de dimension «supra individuelle... Pour
expliquer ces formations si étonnantes, Prigogine ne procède pas à l’analyse
locale du phénomène, mais adopte un point de vue holiste..... Le comportement
du tout n’est plus la somme d’une multitude de comportements individuels,
mais détermine au contraire le mouvement de chacune de ses parties..... La finalité réapparaît certes, mais avec un statut particulier, qui l’écarte de ses usages classiques. Loin de faire intervenir des puissances mystérieuses, les théories morphologiques rendent compte des phénomènes d’organisation par l’existence de contraintes bien déterminées, exprimables en termes mathématiques, s’exerçant sur un matériau ou un substrat de nature elle aussi parfaitement déterminée. De façon plus précise, elles affirment qu’un système se place dans un état donné ou adopte une configuration donnée parce que, dans cet état ou dans cette configuration, un certain paramètre reflétant les propriétés globales du système devient optimal (minimal dans le cas génér | ||||||||