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Le « Moi », le « Nous » et le
« Eux » |
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« Les
« gênes de l’âme collective » |
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Par le Prof Bof
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déplacement des plaques tectoniques psychologiques entre LE
« NOUS » ET LE « EUX ». L’ÈTRE humain n’est pas une île
et il peut identifier milles raisons de se trouver ou de
s’inventer une parenté quelconque doublée d’un sentiment d’appartenance, avec
un certain degré de chaleur pour souder l’association. Une frontière flottante et invisible partage le
familier et l’étranger. Ce nous est constitué pour ainsi
dire de gènes de l’âme collective. Avec qui suis-je porté à dire « nous », habituellement
par opposition plus ou moins avouée à un « eux »? La notion d’identité fait l’objet d’un intérêt particulier
depuis quelques temps. Si autrefois les immigrants s’intégraient plutôt facilement
aux populations d'accueil et adoptaient les valeurs les plus
courantes, l’immigration récente pose des problèmes particuliers,
surtout en raison du nombre d’immigrants légaux et illégaux
et d’une plus grande différence dans les valeurs entre les partis
concernés. Ce qui donne lieu a des confrontations, à des replis ou à
des refus. Voir pour mieux saisir l’actualité du problème dans un
contexte particulier : L’autodéfense
identitaire : immigration et intégration |
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La télévision
et Internet pourraient être des facteurs d’uniformisation et
d’échanges; pour plusieurs cependant la réaction est plutôt de se
replier sur leur identité d’origine
grâce à la mondialisation de la télévision quitte à sombrer dans des formes
quelconques de ressentiment. La mode est au
multiculturalisme, à la protection des identités particulières, surtout
minoritaires, à l’intérieur des grands ensembles
politiques; ce qui était au début considéré comme un geste d’ouverture
et de paix dans le pays d'accueil, a dégénéré ou a été perçu dans certains
pays comme l’érosion de l’identité plus englobante, plus originelle, plus
« de souche » comme certains aiment à dire et les sous-identités s’affrontent à l’occasion ou servent de
camp de retranchement et de fermeture à l’autre. De l’instinct à
l’identité… La quête d’identité` s’enracine au plus profond de la
nature humaine, et même pourrait-on dire dans son animalité. Par instinct,
l’être humain et l’animal distinguent les « leurs », autant à
défendre que source de sécurité, que les « eux » qui sont comme une
zone de menace ou d’indifférence. L’extension des siens, auxquels on
s’identifie, varie d’une espèce à l’autre mais s’étend habituellement
au moins à la progéniture et peut s’étendre également à la
meute. Pour l’être humain, ce concept de siens,
auquel le moi aime s’identifier pour se valoriser et se sécuriser,
prend une extension particulière selon la culture ou l’époque…
L’identité, mon cher Augustin, peut être imaginée comme des
cercles, au rayon plus ou moins grand, qui encerclent le moi et
dessinent des espaces psychologiques plus ou moins familiers. Ce
Nous, qui prolonge le MOI, ce zonage psychologique, va de la
famille immédiate ou élargie, au clan, à l’ethnie, à la race, à
la religion, à l’histoire partagée, à la classe, à la nation
ou à l’humanité. |
La nation comme plaques tectoniques potentielles…
Dans une nation forte, des
facteurs de soudure maintiennent
ensemble les plaques potentiellement
divisibles. Facteurs « coalisants » 1) Malheur ou danger menaçant la collectivité. « Se serrer les coudes »
« Aux armes citoyens.. » 2)
Communauté de facteurs
les plus agrégatifs (langue, religion, territoire propre.) 3) Communauté de descendance, de
« souches », ou même de race. Homogénéité génétique. « Terre
de nos aïeux » 4) Culture de la mémoire. Présence du passé dans le présent. Mythologie nationale opérante. Héros… et belles histoires…partagées…
Silences entendus. « Ton histoire
est une des pas pires… »! 5)
Sentiments partagés d’une vocation, d’une destinée propre, sinon d’une supériorité…à tout le
moins morale. LES PLAQUES
SE METTENT À BOUGER… 1)
Marxisme larvé qui entretient une guerre de classes, multiplie les oppositions entre la majorité et toutes
formes de minorités. 2) Mondialisation. Immigration et émigration. Hétérogénéité
progressive. Difficulté …. 3)
Multiculturalisme. Ghettoïsation de la société. 4)
L’individualisme. Déplacement des valeurs prioritaires. 5)
Dénatalité… Le pouvoir du nombre. 6) Diversification médiatique… Les grandes villes ont des dizaines de
stations radiophoniques selon les langues,
les générations, les options
musicales, les niveaux mentaux (chacun
trouve chaussure à son pied), etc. La télévision
offre près de cent stations
différentes… Les films ont
leur propre clientèle… Chacun a ses blogues préférés, son réseau Internet. Autant de facteurs qui rendent difficiles les rencontres dans une
commune identité… |
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Tu vois, Gus, que le prochain d’un chacun que l’on devrait
parait-il aimer comme soi- même peut être plus ou moins proche.
Et les passions identitaires peuvent être l’objet d’effervescence
ou d’évanescence; elles peuvent être excitées, entretenues, exacerbées par
des chefs de files, des chefs de clan, par les poètes, par des Pères de la nation qui se
présentent comme les défenseurs, porte-parole ou gardiens de la flamme
identitaire qui est soumise aux aléas de l’histoire et de l’évolution des
mœurs. « L’identité n’est pas une clôture mais un point de départ qui
permet de donner une suite au passé, de l’infléchir. Elle est toujours à
reconstruire et un peuple, à moins de s’enterrer dans son
propre mausolée, doit savoir rompre
avec ses usages, les piétiner pour se ressourcer. » Pascal Bruckner, La tyrannie de la pénitence,. P.214 « Au Québec comme ailleurs, un courant
d’idées très influent a fait la critique des
identités nationales :
la mémoire des hauts faits, la célébration des figures héroïques, les mythes fondateurs nationaux, les
représentations collectives qu’on entretient de soi et des autres, etc. Il n’y a aucun doute dans notre esprit
qu’une telle critique s’imposait et
qu’elle a été bénéfique à plusieurs égards. Par exemple, elle a mis au jour
dans les mythologies nationales des distorsions de la réalité, des subterfuges, de simples traits
ethnographiques imposés comme
des normes, des coutumes et des rituels érigés en absolus. » Rapport
de « L’époque contemporaine, au
cours de laquelle les identités collectives sont sommées de se transformer de
plus en plus vite, est donc aussi celle ou les groupes adoptent une attitude
de plus en plus défensive, en revendiquant farouchement leur identité
d’origine »
TZVETAN TODOROV… « Cette mémoire collective, comme
toute mémoire humaine, opère un tri radical parmi les innombrables évènements
du passé, c’est pourquoi l’oubli est non moins constitutif de l’identité que
la sauvegarde des souvenirs.… Le tri des faits et leur agencement hiérarchique
ne sont pas opérés par de savants spécialistes……mais plutôt par des groupes
d’influence à l’intérieur de la société, qui recherchent à défendre leurs intérêts... Le but de ces
groupes n’est pas tant la connaissance exacte du passé, que la reconnaissance
par les autres de leur place dans la mémoire collective et partant, dans la vie sociale du pays … Selon les intérêts au sommet de la hiérarchie
le récit victimaire ou le récit héroïque va prévaloir » Ibid. p. 93 |
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SUITE : principaux
facteurs identitaires
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PHILOSOPHER AVEC le prof BOF
>>> « être sérieux sans se prendre
trop au sérieux » |
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NOUVEAU CAPSULES: le prof bof pour
les nuls ou les gens pressés>>>> Brefs extraits ou capsules
tirés des 30 sites du
prof bof |
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A propos de l’être humain |
Petite histoire des mentalités |
divers |
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(récents) islam, islamisme, mahomet et le
coran. |
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