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Gus, quel beau
mammifère tu fais!!

«MOI ITOU»
SEXE A. Notre HÉRITAGE ANIMAL

Mon cher Gus, tu as du voir
quelque fois à Télé Québec des documentaires sur la vie animale. On a droit
habituellement à une scène de copulation. En veillant tard tu as du voir à Télé-Q (l’autre) des scènes d’accouplement humain pour
voyeurs patentés équipés pour veiller tard. Tu as du être surpris (Ou tu
aurais du l’être!) par les similitudes entre les actes posés (pas
nécessairement entre les deux stations de Télévision).
Dans l’histoire de l’évolution de la vie, on ne saurait dire dans quel «modèle
de l’année» (ou du « milliardaire ») le gadget de la copulation mammifèrienne a été inventé et présenté au reste de la
planète. C’est le résultat étonnant de la rencontre fortuite de quelques
milles erreurs ou mutations génétiques qui ne visaient évidemment rien nous
diront les scientifiques avec le sérieux qu’on leur connaît. Ce truc quand il
a commencé à fonctionner pour de bon après quelques millions d’années de
tentatives avortées dut être quelque chose d’exceptionnel, l’évènement du
milliardaire, puisqu’il a résisté à l’usage et à l’usure du temps. Encore à
chaque génération, à l’adolescence, il se met en branle avec une vigueur peu
commune et ne montre aucun signe d’usure malgré l’usage abusif auquel il a
été exposé. Les médications modernes viennent même prendre la relève et
relancer le projet après l’assoupissement pourtant bien mérité suite à
quelques décades d’activité individuelle.
L’autre jour, Bof voyait justement dans un documentaire l’accouplement
d’hippopotames. Après quelques manœuvres d’approches (pas de fleurs, ni
chocolats cependant), le mâle installe ses deux tonnes sur le dos de la brave
et forte femelle. Il y reste sans bouger (pauvre
elle!) pendant 45 minutes nous dit-on. Tout à coup, est-ce sommeil, ennuie,
plaisir, inconscience? le mâle bascule sur le dos et sur un terrain pas
toujours accueillant pour une telle masse; il se relève tant bien que mal et
il s’éloigne, semble-t-il, gêné et honteux, en boitant et sans aucun petit
bye-bye à la puissante femelle à la grandeur d'âme peu commune qui l’a
hébergé et soutenu dans ses efforts d’équilibre. Un triomphe massif de la Vie. Et si on veut être
matérialiste jusqu’au bout, Bof vient de te présenter, mon cher Gus, 4 tonnes
d’amour.
Ceci fait penser à une enquête (il faut
bien se trouver un sujet de thèse ou de mémoire) sur ce que font les
humains après leur accouplement. 10 % des mâles basculent sur le dos (comme
l’hippopotame) et allument une cigarette. On a demandé à une dame si elle «
fumait» après avoir fait l’amour. Elle a répondu qu’elle ne pouvait le savoir
car elle n’avait jamais regardé. Et l’enquête d’ajouter 38% des mâles
basculent en bas du lit, cherchent leurs bas, se rhabillent et rentrent
chez eux.
En quête des motifs?
Pourquoi se livrer à des activités sexuelles. ?
Gus, si tu as l’imagination en panne, tu peux compter sur des psychologues de
l’Université du Texas qui après avoir
analysé les témoignages de 2000 personnes, en sont arrivés à classer 237
raisons invoquées allant de « Je
voulais me rapprocher de Dieu » à « J’étais
saoul comme une botte. » Ah, la
science quand elle se fait belle…et éclairante!
Gus, de
la belle science,
de la science exacte avec des beaux chiffres.
Les chercheurs de l’Université
de Montréal ont découvert que 8% des rêves seraient de nature sexuelle, les
hommes étant particulièrement portés
sur « le sexe à trois. »
Gus, admire la beauté de la
précision : un rêve sur 12.5. Bof
en est rendu à se demander s’il n’y a pas des resquilleurs parmi les rêveurs
et si certains ne volent pas le tour des autres. Bof aimerait bien voir la
tête des chercheurs libidineux comptant sur leurs doigts les images obtenues
par résonance magnétique en HD.
D’autres recherches
universitaires nous apprennent que les hommes qui font la vaisselle font plus
souvent l’amour. On veut des chiffres
et des photos.
Petit problème où toutes les réponses se valent (faute de preuves) : en
considérant la sexualité humaine comme un phénomène global, quel pourcentage
(en importance) pourrait–on accorder à notre héritage animal, à notre statut
de mammifère dont toi et moi, Gus, sommes deux valeureux spécimens ainsi que
quelques autres personnes qui ne sont pas trop snobs ?
Salutations.. A la semaine prochaine…
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Suite.
MON CHER GUS Je te disais que notre
sexualité dite humaine est pour une certaine part une sexualité de
mammifères. Je te demandais d’évaluer le pourcentage de cette part de «mammifèrité » dans la vie sexuelle d’un être humain.
Gus, ta réponse vaut bien la mienne. Cependant voici quelques éléments de
similitude à considérer qui nous permettent de se faire une certaine idée et
de se situer … par rapport à nous-mêmes.
1) LA
CONFIGURATION DES ORGANES.
Abstraction faite du volume et des dimensions qui donnent des envies à
certains humains mal foutus ou fort ambitieux, les formes des organes sont
très semblables et semblent dénoter une même origine avec quelques
modifications de style à chaque million d’années. Dans la visite d’un zoo,
c’est la question assassine que Fiston pose à son père lorsqu’il voit un
éléphant en érection, le pénis en majesté : « C’est quoi ça papa ?» « Ca? c’est rien, c’est rien » Et maman de penser : « Quel
prétentieux!»
2) Moins visibles, MAIS PLUS IMPORTANTS, LES ORGANES INTERNES
Les systèmes de production d’ovules ou de sperme et le système fort
sophistiqué de la rencontre de l’un et de l’autre sont de même nature avec en
prime la génération qui s’en suit. Gus, je sais, que quand ton Prof de
biologie te décrit toutes ces choses, tous ces mystères devrait-on dire, tu
reluques surtout ta petite voisine. Pense également à ton chat et à ta petite
chienne. Pour l’essentiel, c’est du pareil au même. Partout le même miracle
de fonctionnalité.
3) Chez les différentes espèces on
remarque DES MÉCANISMES D’EXCITATION.
Ces signaux varient quelque peu
d’une espèce à l’autre. Ils s’adressent habituellement dans des proportions
variables aux cinq sens.
Pour certains mammifères les odeurs sont prioritaires. L’industrie des
parfums a, parait-il, été inventée par l’homme mais la nature avait déjà pris
une sacrée longueur d’avance si l’on observe le nez fureteur et, semble-t-il,
jouisseur, des autres espèces de mammifères. Ces odeurs semblent
affriolantes, sans doute du Nature No 1 ou du Camel No 5. Pour d’autres
espèces que l’on connaît mieux, c’est la vue et le toucher qui sont
prioritaires. Gus, l’expression « Bas les pattes » remonte à une espèce
quelconque qui n’existe peut-être même plus ou qui n’en a pas pour longtemps.
4) Un éveil du désir qui se traduit par DES PRATIQUES
DE SÉDUCTION OU DE CONQUÊTE
On peut voir des parades amoureuses et s’esquisser des rituels de séduction
(pas nécessairement des danses en ligne). Gus, approfondis ton regard sur ces
choses et admire un peu ce que l’évolution avec ses tâtonnements et ses
milliers d’erreurs de parcours, à ce qu’on dit, a enfin réussi : des millions
de molécules chimiques nullement promises à un tel destin, nous disent les
scientifiques, se sont mises à danser, à bomber le torse, à séduire… un autre
paquet de molécules tout aussi émoustillées et réceptives.
5) LA COPULATION,
L’ORGASME (PARTAGÉ ?!), LA FÉCONDATION
ÉVENTUELLE.
C’est peut-être nouveau à chaque génération, au moins pour chaque individu,
mais quelle vieille histoire, quel vieux système de propagation de la vie et
quelle efficacité quand on regarde les résultats même si un fort pourcentage
des espèces sont disparues; disparues, oui, mais rarement en raison de
la panne du mécanisme de reproduction ou à cause de la perte du livre
d’instruction.
6) HABITUELLEMENT LA
FEMELLE NOURRIT ET AMÈNE AU STADE
D’AUTO-SUFFISANCE les nouveaux-nés.
Gus, au cas où on ne te l’aurait pas appris, les seins chez les mammifères
servent à ça… prioritairement, d’où le nom. Exceptionnellement, existence
d’une vie de couple… et responsabilité partagée entre mâle et femelle :
défense, entretien, nourriture… vaisselle, etc. Chez tous les mammifères le
rapport entre la femelle et sa progéniture est un des plus
beaux spectacles de la nature, un spectacle moins gros, il est vrai, mais
plus raffiné que celui des Chutes Niagara où les nouveaux mariés vont
chercher des idées. Tu es sans doute porté à penser mon cher Gus : « Il n’y a
rien là, ça va de soi ! le Hasard fait bien les choses»
Cré molécules, quand même! Quel sens
de l’organisation !
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Le combat du
siècle

Combat
pour le pouvoir et la domination entre deux moitiés de l’humanité.
Dans un coin, ceux pour qui la fécondité est contrôlable et
contrôlée, œuvre de liberté, de décision réfléchie, plus quelques
accidents de parcours et dans l’autre coin du ring, l’autre moitié où
la fécondité est encore instinctive, spontanée, explosive.
Qui dominera qui en 2100 ? Qui
enterrera qui ? Gus, les paris sont ouverts.
Les parieurs professionnels sont déjà à
analyser les courbes de croissance. Et le grand gagnant sera….
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Inventaire des
ressources au 21ième siècle
Avec l’épuisement des
ressources naturelles et le réchauffement climatique, lutte sournoise
à prévoir entre les états et les mafias pour qui exploitera le mieux
et le plus efficacement le vice comme richesse nationale, attraction
touristique et source de revenus.
En lice, l’alcool, le
tabac, les stupéfiants, les loteries, la prostitution, la
pornographie, la pédophilie,
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l’échangisme, la vitesse, la malbouffe, etc.
qui s’accommodent assez facilement d’une augmentation de
deux ou trois degrés de la température de la planète.
Des mouvements soucieux de démocratie s’élèvent
contre toute forme d’élitisme et de discrimination à l’égard des vices… si
longtemps réprimés…
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On
n’arrête pas le progrès….
« « Trou du cul, putain, merde,
nom de Dieu, piège à cons, saloperie, bordel » l’une de mes célèbres répliques, face à Michel Piccoli dans le film
Le mépris de Godard, avait en 1963
choqué les spectateurs de l’époque. Mais quarante ans plus tard… « sexe, con, bite, suce,
encule, baise, couilles » sont devenus les mots les plus « tendances » de notre société! » » Brigitte Bardot.
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